Programme 2008

Les 4, 5, 6 juillet 2008 Bienvenue aux
Dialogues en humanité sous les arbres

Au cœur du Parc de la Tête d’Or, le Grand Lyon organise les 4, 5 et 6 juillet 2008 la 7ème édition des Dialogues en humanité.

Crise-financière Crise-écologique

Pour voir le film de la montée de la toiture ainsi que quelques photos de la construction, suivre le lien suivant : http://www.medecine-ecologique.info/?Dialogues-en-humanite


Ce forum mondial de la question humaine est né en 2002 lors du Sommet Mondial de Johannesburg de la rencontre entre Gérard Collomb, sénateur-maire de Lyon et Président de la Communauté urbaine du Grand Lyon, et Patrick Viveret, philosophe.

Cette démarche s’inscrit dans la tradition humaniste de Lyon avec une ambition : poser la question humaine comme question politique.

Les Dialogues en humanité sont placés sous le Haut Patronage de l'Unesco


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Programme des 4, 5 et 6 juillet 2008

Constats et questions

La crise financière et la crise écologique, dans leur démesure, sont capables d'engendrer une gigantesque crise civilisationnelle. Quelles sont les conditions face à un tel risque, pour que l'humanité relève ce défi et rende possible un saut qualitatif ? Comment mobiliser nos capacités de régulation, d'anticipation et de coopération ?

Pour faire bouger la question humaine, il ne s’agit plus seulement d’alerter nos concitoyens sur la gravité des enjeux mais aussi de les persuader qu’il existe des solutions pour écarter les dangers qui nous menacent (d’où le texte «Sortons du mur »). Sinon, face à la triple crise que nous vivons – écologique, financière et culturelle - le déni et le désespoir guettent.

Entrer dans une démarche d’espérance suppose de sortir de l’opposition entre ceux qui donnent le primat à la transformation des structures politiques et collectives et ceux qui mettent l’accent sur la transformation personnelle, la quête de la sagesse. Fuyons les logiques binaires qui ont fait le malheur de l’humanité. On ne traitera des problèmes de notre temps que si l’on conjugue lucidement le principe d’espérance et le principe de responsabilité.

Un peu partout dans le monde des personnes et des groupes expérimentent déjà d’autres façons de vivre. Ils représentent cette espérance. Pour la faire grandir, il s’agit de tisser un réseau de liens vivants entre ces pionniers, qui se vivent souvent comme minoritaires. (C’est par exemple ce qui se passe avec les personnes qui travaillent sur les Agendas 21). Les Dialogues en humanité sont une occasion de repérer ces acteurs, de leur donner la parole et de les faire coopérer.

L'un des objectifs de l'édition 2008 est également d'oeuvrer à l'essaimage des Dialogues en humanité hors de Lyon, pour créer une dynamique dans d’autres villes européennes. En ce sens, des propositions sont dores et déjà à l'étude pour créer des Dialogues en humanité à Strasbourg et à Berlin, en regard d'initiatives équivalentes à Fez, Bengalore, Sao Paulo ou Bamako.

Un thème par jour

Jeudi 3 juillet, soirée de lancement à l'Hôtel de Ville : Dialogues en humanité

accueil par Monsieur Gérard Collomb Sénateur-Maire de Lyon, Président du Grand Lyon ou son représentant

> à 19h :

projection du film "La marche des gueux" (2007, 50 mn)sur la marche de 25 000 paysans sans-terre indiens menés par Rajagopal.

> de 20h à 22h00 : témoignages :

  •   Pourquoi et comment les femmes parmi les plus pauvres reconquièrent leur dignité par le micro-crédit et par l'entreprenariat au Bengladesh, avec Nurjahan Begum (general manager de la Grameen Bank au Bengladesh au côté de Muhammad Yunus, Prix Nobel de la Paix 2006) ?
  • "Utopies et Résistances d'hier et d'aujourd'hui", avec Stéphane Hessel (Collège Ethique International, Ancien Résistant et Ambassadeur de France auprès des Nations Unies)
  • "Faire face à la corruption", avec Antoine Dulin (chargé des partenariats Nord-Sud pour les Scouts et Guides de France, auteur d’un rapport récent sur la corruption France-Afrique avec le CCFD)
  • "Pauvreté, écologie et spiritualité : l'Inde rurale face à la crise agricole et alimentaire", avec Rajagopal (leader d’Ekta Parishad (mouvement des sans-terres indiens), militant de la paix à l'exemple de Gandhi) et Siddhartha (Fondateur de Pipal Tree à Bengalore, Fireflies Ashram)

soirée animée par Hubert Julien-Laferrière, Vice-président du Grand Lyon en charge de la Coopération décentralisée et Geneviève Ancel, coordinatrice des Dialogues en humanité

Vendredi 4 juillet : Repérons les utopies d'hier qui sont devenues les réalités d'aujourd'hui

  • Réhabiliter l’utopie d’un « humanisme radical »
  • Confronter nos utopies pour susciter des désaccords féconds

Référents : Patrick Viveret (philosophe et conseiller maître à la Cour des Comptes), Siddhartha (Inde, Pipal Tree), Serge Orru (WWF France et fondateur du Festival du Vent), Bruno Rebelle (co-fondateur de Vétérinaires sans Frontières, ex-numéro 2 de Greenpeace International, conseiller politique en développement durable et solidarité internationale), Chico Whitaker (Brésil - Livelyhood Award 2006 Prix Nobel de la justice sociale et co-fondateur du Forum Social Mondial de Porto Allegre), Fazette Bordage (Présidente du Centre Culturel "Mains d'Oeuvres" à Saint Ouen, chargée de mission Nouveaux territoires de l'Art- programme européen), Christel Hartmann-Fritsch (Centre Culturel de Berlin Schlesiche 27), Marc Flecher (réseau international Entreprendre pour apprendre), Mohamed Taleb (philosophe), Joêl Séché (Chef d'entreprise - Groupe Séché), Stéphane Hessel (Ancien Résistant et Ambassadeur de France auprès des Nations Unies, auteur de "Danse avec le siècle", militant de la Paix, pour les Droits de l'Homme et les "sans papiers"), Paul Trân Van Thinh (Ambassadeur de l'Union Européenne), Anna Malysa (Conseil en stratégie d'entreprises), Faouzi Skali (Maroc, Fondateur des rencontres du festival de musique sacrée de Fès et du festival de Fès de la culture soufie "Orient - Occident", docteur en anthropologie, éthnologie et sciences des religions), Hibat Tabib (directeur de l'AFPAD association pour la formation, la prévention et l'accès au droit, Pierrefite "ville-médiation")

Samedi 5 juillet : Renouvelons notre imaginaire et repérons les potentialités créatrices

  • Repérer les réseaux, les initiatives personnelles et collectives, et les faire communiquer
  • Encourager la fécondation du cognitif et de l'imaginatif
  • Tisser le lien entre le monde qui meurt et celui qui renait

 Référents : Jean-Baptiste de Foucauld (association Solidarités Nouvelles face au Chômage, il a publié plusieurs ouvrages sur la crise contemporaine du lien social), Pierre Zémor (Conseiller d'Etat), Pascale Spianti (Sculptures sociales), Anne-France Boissenin (ONL, Musique à l'hopital), Séverine Millet (association Nature Humaine), Ivan Maltcheff (Réseau Interaction Transformation Personnelle Transformation Sociale), Eric Julien (co-fondateur de l'Alliance pour la Planète, président de l'association Tchendukua en lien avec les indiens Kogis en Colombie, initiateur de l'Ecole de la nature et des savoirs (de la nécessité de réinventer notre futur), auteur et réalisateur), Pierre Laronde (Festival de la Terre), (Djur) Djura (artiste, France-Algérie-Berbère), Daniel Gbévé (Bénin, Minonkpo, programme de crédit solidaire en partenariat avec ECIDEC de Lyon), Myriam Carbonare (Présidente d'ECIDEC)Geneviève Guicheney (journaliste développement durable, France télévision), Catherine Dolto (médecin haptothérapeuthe), Patrick Busquet (Reporters d'espoirs), Eric Lesueur (pilote du projet Grameen Véolia)
Et sous réserve : Antoine Frérot (Directeur Général de VEOLIA WATER), Dr Muhammad Yunus (Professeur d'économie au Bengladesh, fondateur de la Grameen Bank micro-crédit, prix Nobel de la paix 2006, auteur de "Vers un nouveau capitalisme" Ed JC Lattès)

Dimanche 6 juillet : Construisons le Récit de demain / Construisons une politique de l'humanité

  • Partir du texte « Sortons du mur »
  • Faire de l’art de vivre un enjeu politique.
  • Conjuguer le principe d’espérance et le principe de responsabilité

"La société de haute complexité devrait assumer sa cohésion non seulement par de justes lois, mais aussi par responsabilités, solidarités, intelligences, initiatives, consciences des citoyens. Plus la société se complexifiera, plus la nécessité de l'auto-éthique s'imposera. (...) On pourrait résumer l'auto-éthique par les deux commandements : discipliner l'égocentrisme et développer l'altruisme". Edgar Morin, 2004.

(philosophe, sous réserve), Albert Jacquard (généticien), Ryadh Sallem (triple champion d'Europe de Basket Fauteuil et Président de CAPSAAA), So Kalmery (République Démocratique du Congo, artiste, compositeur interprète, ), Catherine Trautmann (députée européenne), Jean Fabre (Genève, Programme des Nations Unies pour le Développement), Pierre Radanne (président de l'Association 4D Dossiers et Débats pour le Développement Durable), Gilles Berault (ACIDD - Communication et information pour le développement durable), Daniel Jover (Barcelone, president de l'Association pour la Promotions des Initiatives Sociales et Economiques APRISE-PROMOCIONS), Robert Lion (Président d'Agrisud, ancien directeur de cabinet du Premier Ministre et DG de la Caisse des Dépôts, membre du Grenelle de l'environnement), Michel Mousel (Président Fondateur de l'Association 4D)
Et sous réserve : Nicolas Hulot

Les temps de la journée

Toutes les journées sont organisées selon la même trame, afin de permettre à chacun de progresser personnellement sur chaque thème proposé.

12h/13h30 Le temps du repas

Pique-nique libre et improvisé.

13h30/14h Le temps du lancement

Les coordinateurs de chaque journée marqueront le début des animations en expliquant les principes de la démarche.

14h/16h Le temps de la formation au discernement

Au travers des ateliers artistiques, comportementaux, ludiques... proposés par de multiples associations, il s'agira d'amorcer la réflexion par le sensible.

16h/18h Le temps de la palabre

Trois scènes d'agoras seront les lieux de l'échange. Autour des "passeurs", issus de différents horizons géographiques et couvrant un champ particulier de la recherche humaine (sciences, arts, spiritualités, philosophie, politique au sens large), chacun est invité, à partir de son expérience personnelle, à venir nourrir un débat touchant une problématique humaine essentielle. Sur chaque scène sera décliné un thème précis, en lien avec le thème global de la journée.

18h/19h Le temps des témoignages de vie et des coopérations sur le défi du jour

Rencontres avec des témoins de vie.
Le retour à des rencontres plus intimes permettra aux participants de proposer des pistes d'actions concrètes de coopérations possibles, à partir des réflexions menées dans l'après-midi.

19h/20h30 Le temps du repas

"Repas aux 1000 saveurs" à la soirée d'ouverture le 4 juillet
Pique-nique improvisé pour le 5 et 6 juillet

20h30 Le temps de la fête

Concerts, théâtre, animations, étonnements, découvertes...

  •   Vendredi 4 juillet à 20h30 Représentation musicale avec Emmanuelle Reville (flûte solo, orchestre national de Lyon) de l'association Papageno (musiciens qui se produisent habituellement avec les publics empèchés : milieu carcéral et milieu hospitalier).
  • Samedi 5 juillet à 20h30 avec Djur Djura (artiste berbère)
  • Dimanche 6 juillet à 20h30 avec So Kalméry (artiste africain, musique et danse brakka, République Démocratique du Congo)
  • ET TOUS LES SOIRS à 20h30 : la pièce de théatre "Le radeau de la monnaie" (inspirée du rapport de Patrick Viveret "Reconsidérer la richesse") par Pierre Roba et la Compagnie de la Tribouille (http://latribouille.free.fr) et le collectif Richesse (Philippe Piau)au Palais des Congrès

Les ateliers du sensible

TOUS LES JOURS :

  •   Construction d'une maison du dialogue, ou "Nuhé", à la manière des indiens Kogis (Colombie), coordonné par Eric Julien (http://www.tchendukua.com, co-fondateur de l'Alliance pour la Planète).

Collaboration potentielle et travail coopératif : les jardiniers du service des espaces verts de La Ville de Lyon et de la direction de la Voirie du Grand Lyon, la FRAPNA, les jeunes en service civil volontaire de l'association Unis-cité, les Scouts et guides de France, les bénévoles des Dialogues en humanité, l'ONF, l'association Oïkos, les Compagnons, l'Amicale du Nid...
Vous souhaitez participer à la construction de la nuhé? Faîtes-vous connaître dès à présent en contactant Arnaud Billard abillard@grandlyon.org (04 26 99 35 56)

  • Accès-Cîmes, "pour voir d'en haut l'agitation d'en bas", le temps de (re)découvrir ou d'apprendre l'Arbre, de goûter le plaisir des cîmes, d'éprouver la relation de confiance entre le grimpeur et l'assureur... Avec Benjamin Rebreyend d'AccèsCîmes (accro-branche contemplatif et respectueux de la nature). De 14h à 18h
  • Contes pour enfants et adultes. Les bibliothécaires de Lyon viendront raconter des histoires aux enfants (2 à 10 ans), et proposeront un bibliobus (bibliothèque mobile) ainsi qu'un espace lecture et contes (presse, revues, bande-dessinées) pour les plus grands et les parents avec des albums à consulter sur place pour les tout petits. De 12h à 18h
  • Découverte de l'EMDR, "Guérison des traumatismes par la stimulation bilatérale alternée du cerveau", avec Michel Meignant (médecin psychothérapeute) et Michelle Vinot (psychothérapeute et coach en entreprise). La diffusion du film "La légende de l'EMDR" (sauf dim.) sera suivie d'une séance d'EMDR "en privé". De 14h à 16h
  • Atelier "Couverture vivante", avec l'Ecosite de la Drôme (Isabelle Slempkes, Camille Bussy). Venez découvrir et participer à une gigantesque oeuvre commune (en projet) : la réalisation collective d'un patchwork d'1km de long par 8m de large! De 14h à 16h
  • Atelier "Mandala de fleurs", avec l'artiste suédoise Lone Hestehave. L'atelier Mandala propose une expérience de création collective, faîte avec des matériaux naturels. C'est une invitation à savourer la vie par la création d’un poème en couleur... De 14h à 17h
  • Yoga village à l’initiative de l’association Art de vivre (Philippe Chaussende) : A partir de 12h00 (activités réparties sur la journée)
    Yoga pour tous (de 14h à 16h), yoga business (durant la pose dejeunée), yoga pour les enfants (de 14h à 18h), yoga du Rire (de 17h45 à 18h15), espace massage (de 14h à 16h), concert: Chants en humanité (uniquement le samedi de 16h30 à 18h).
  • Jeux, sports et danses autour de la force du handicap, avec Ryadh Sallem (triple champion d'Europe de Basket Fauteuil) et l'association CAP-SAAA (Cap Sport Art Aventure et Amitié): danse rock en roll entre "valides" et "non-valides", basket en fauteuils et foot en aveugle. (Sam et dim) + Exposition "Corps-accord" : textes d'Arnaud Marvillet et photos de Jako Bidermann.
  • Espace jeux ludothèque pour les enfants et leurs parents avec Farid L'haoua de Croc'aux jeux. (Pour en savoir plus, visitez le blog I-citoyens.net rubrique "croc aux jeux"). A partir de 14h
  • Découverte de l'artisanat touareg avec l'artisan bijoutier Mohamed El Maouloud AG HAMID. Réalisation sur place de bijoux traditionnels en argent. De 14h à 16h
  • Exposition photo du festival "couleurs d'éthiopie 2000 - millénium éthiopien", avec Shoki Ali Said (Association pour l'Amitié Franco-éthiopienne, Association Urban E-Tic Nord et Sud). A partir de 12h
  • Découverte des outils de la médiation par l'approche des émotions-miroirs. Avec Daniela Schwendener (La Cime Médiation), Hibat Tabib (AFPAD), Jacqueline Morineau (anthropologue, médiation pénale - sous réserve) et les femmes de Bois-l'Abbé. De 14h à 16h
  • Atelier participatif sur la "poésie verticale" de Roberto Juarros, avec le comédien William Mingau Darlin : pour vivre ensemble à travers une expérience poétique et musicale et visiter notre imaginaire. De 14h à 16h
  • "Conte pour la planète" sous une yourte mongole, avec la compagnie "La batahola de la pintura" et l'association Ornithorynque : récit autour de l'histoire de l'humanité. De 18h à 19h
  • "Le Marathon des Miles de l'art". Expression française du Art Miles Mural Project, invite à réfléchir et à peindre collectivement sur l'humanité.
    Engagé dans un Tour du monde, le Art Miles Mural Project participe aux initiatives de la décennie de la Culture de Paix (UNESCO 2001-2010). Toutes les toiles réalisées seront exposées en Egypte en 2010 pour matérialiser l'esprit de collaboration internationale. Animé par Stefanie Gicquel. A partir de 14h.
  • Parachutes de jeu coopératif avec les bénévoles du MAN (Mouvement pour une Action Non Violente) : s'accorder sans paroles pour réussir ensemble ce jeu réalisé avec une toile de parachute. A partir de 14h
  • Parcours sur le secret des plantes : "Cultivons notre bien-être" au jardin botanique du Parc de la Tête d'or + Exposition photo "Couleurs source de bien-être". Avec Frédéric Pautz (Parc de la Tête d'Or), Daniel Boulens (Direction des espaces verts de la Ville de Lyon) et l'artiste Catherine Blanchard (auteure de "Rêves d'images"). Visites guidées chaque jour de 14h à 17h, départ devant les grandes serres
  • La librairie Shambhalla (Lyon 3ème) proposera la vente de nombreux ouvrages humanistes, dont les dernières parutions des intervenants des Dialogues en humanité 2008. A partir de 12h
  • Shiatsu Solidaire avec Laurent Chaigneau et Gabriella Gusso (association "et,mouvance") et l'école "Iokaï Shiatsu" (Paris). Le Shiatsu est une tradition japonaise simple et naturelle qui consiste à appliquer des pressions avec les doigts sur tout le corps afin de le défatiguer. Séances individuelles et collectives de Shiatsu à partir de 14h. Séances de Do-In à partir de 12h.

VENDREDI 4 JUILLET :

  • Inventer la ville du XXIème siècle, avec Pascale Simard et Georges Boichot (Agence d'urbanisme) et Etienne Régent (atelier d'architecture Siz'Ix). Laissons-nous rêver la cité de demain. Un dessinateur professionnel traduira "en direct" nos représentations imaginaires les plus audacieuses. De 14h à 16h
    Les textes, dessins et perspectives récoltés alimenteront l'agora de 16h "Construire et vivre dans des villes plus humaines".
  • Musée virtuel des oeuvres d'art des enfants du monde, avec Claude Ponti, peintre, dessinateur de livres pour enfants (plus de 60 titres) et dessinateur de presse depuis 20 ans. A partir de 14h
  • Comment réinventer des représentations de soi ? Avec Nadine Chopin (Présidente de la Maison des Passages) et Anne Monteil-Bauer (écrivain et metteure en scène). Echange écrit et oral d'expériences personnelles sur les représentations que nous, Femmes, avons de nous-mêmes. Quelles représentations nous offre la littérature? Comment-éprouvons-nous le voyage, la solitude? L'auteur Anne Monteil-Bauer témoignera à partir de son roman "Ecchymose". Au terme de l'atelier, les participantes seront invitée à réaliser une broche symbolisant leur propre "parcours de femme en humanité". De 14h à 16h (atelier réservé aux femmes)
  • Mieux acheter pour mieux vivre : pédagogie pour la gestion de son argent, avec Finances et Pédagogie, Corentin Remond (fondation FACE) et Dominique Cherblanc (EDF). De 14h à 16h
  • Découverte de la monnaie complémentaire SOL : une utopie réalisable? Avec Maryline Mougel (URSCOP) et Philippe Derruder (Canada). De 14h à 16h
  • Atelier: Découverte de l'auto massage selon l'Ayurveda : yoga village de 14h à 16h
    Projection d'un film documentaire sur le "Collectif des habitantes du quartier de St Jean" à Villeurbanne, réalisé par Christina Firmino. Présentation du documentaire à 18h, suivie à 19h d'un repas oriental préparé par les femmes du Collectif.

SAMEDI 5 JUILLET :

  • Pour une approche humaniste de l'enfance : face à "la maltraitance par omission", apprendre à rassurer et contenir. Avec Catherine Dolto (médecin haptothérapeute), Ghislaine Kiejna (psychologue clinicienne - haptothérapeute), Martine Paccoud (sage femme) et Yves Alembik (pédiatre généticien). De 14h à 16h.
  • Découverte de la langue kabyle et du chant berbère avec la chanteuse Djura. De 14h à 16h.
    Les participants de l'atelier seront invités à prendre part au concert de (Djur) Djura, le même jour à 20h30.
  • Découverte du chant polyphonique corse, avec Fabien Haug. De 14h à 16h, passage de l'île aux souvenirs. (atelier réservé aux hommes)
  • Chants en humanité, chacun peut participer, de 16h30 à 18h, au kiosque (entrée des enfants du Rhône).
  • A quoi sert l'argent?, avec Ecidec, la Nef, Minonkpo (Bénin) et les jeunes du Forum Jeune en humanité. Des comédiens qui interpellent le public sur le rôle de l’argent et son accessibilité ; des acteurs de la finance solidaire qui présentent des réponses innovantes... sans conteste une rencontre pour échanger sur un sujet qui nous concerne tous! De 14h à 16h
  • Sensibilisation aux cultures africaines à travers l’explication du masque et la promotion de produits africains issus du commerce équitable, avec l'association Tila (Patrice Mabari). A parir de 14h.
  • Redécouvrir les 4 éléments : l'eau, l'air, la terre, le feu, avec Nadine Outin (Organisation des Droits de l'Enfant) et Sophie Ducrez (association FLAMME). Cet atelier nous invitera à redécouvrir les 4 éléments dans notre environnement extérieur, à réfléchir sur leur interaction actuelle et son amélioration possible en vue d’un « éco-développement-durable ». De 14h à 16h
  • Lectures de l'écrivain Sylvie Deshors, avec l'Association Urban E-Tic Nord et Sud. De 18h à 19h
  • Reprise : Musée virtuel des oeuvres d'art des enfants du monde, avec Claude Ponti [voir ci-dessus, VENDREDI]. A partir de 14h
  • Jeu de rôle sur la sobriété énergétique : distinguer le nécessaire du superflu, mode d'emploi et règles du jeu! Avec Sylvain Godinot (Agence Locale de l'Energie de Lyon) et Bernard Chabot (Association Négawatt). De 14h à 16h

DIMANCHE 6 JUILLET :

  • "Relocalisons l'économie: les circuits courts de distribution", avec Croc'ethic, A deux pas des champs, Alliance paysans écologistes. Atelier participatif coordonné par la Mission économie sociale et solidaire (Ville de Lyon - Myriam Carbonare)
  • Découverte du brakka avec le chanteur congolais So Kalmery. Le brakka est une musique qui puise sa source dans les rites ancestraux africains tout en y intégrant des influences urbaines. Ancêtre du rap et du hip-hop, cette musique est indissociable de la danse et se pratique sous forme de compétitions. De 14h à 16h
  • Atelier sur l'intelligence collective, avec Jean-François Noubel, chercheur en intelligence collective, fondateur et président de TheTransitioner.org, un organisme de recherche et développement sur cette nouvelle discipline.
  • Le Dicollectif : création collective autour de la langue et de son imaginaire, avec l'association La soupe au caillou. A partir de la présentation d'un cabinet de curiosités, il s'agira d'inventer ensemble un dictionnaire original et inédit. Le "dicollectif" sera présenté en grand format et pourra être feuilleté et complété à loisir. Empruntez un mot d'une langue ou d'un langage et donnez à l'objet de votre choix une définition créative et personnelle ! De 14h à 16h
  • « Le dialogue interculturel en Europe », une utopie réalisable ? une urgence citoyenne ?, avec Audrey Soria (Europe direct, relais d'information de la Commission européenne). De 14h à 16h
  • Les nanotechnologies et la citoyenneté, avec François Auguste (vice-président de la Région Rhône-Alpes délégué à la démocratie participative). Les nanotechnologies : une science à la pointe du progrès mais pour quels usages ? Quels sont les risques, les avantages, les conséquences économiques et sociétales liés à ces nouvelles technologies ? Les participants de l’atelier citoyen « nanotechnologies et décision publique », organisé par le Conseil régional Rhône-Alpes en 2007, animeront le débat en livrant leur expertise citoyenne, leur expérience et leurs témoignages. De 14h à 16h
  • Spectacle pour adultes : "A la vie à l'amour", par la conteuse bilingue Lila Khaled (français/arabe). De 18h à 19h30
  • Reprise : Shiatsu Solidaire [voir ci-dessus SAMEDI]. Séances individuelles et collectives de Shiatsu à partir de 14h Séances de Do-In à partir de 12h.
  • Reprise : Redécouvrir les 4 éléments : l'eau, l'air, la terre, le feu [voir ci-dessus SAMEDI]. De 14h à 16h

AGORAS sous l'arbre à palabre

VENDREDI 4 JUILLET : "Repérons les utopies d'hier qui sont devenues les réalités d'aujourd'hui"

  • Réhabiliter l’utopie d’un « humanisme radical »
  • Confronter nos utopies pour susciter des désaccords féconds

  Entreprendre plus humainement

Face au besoin d'éthique de l'entreprise et au désir de SENS dans le travail, comment développer une "écologie humaine dans l'entreprise"? Quelles sont les REALISATIONS qui peuvent nous inspirer pour progresser dans cette direction?

Coordinateurs : Jean Clément (Forum Citoyen, ancien chef d'entreprise), 'Henri Jacot', Jacques Lagrange (ARGO)
Animateur :Denis Cocquet (ARGO)

Introducteurs : 'Farida Rémila' (femme - chef d'entreprise Agence Mordicus)Anna Malysa (conseil en stratégie d'entreprise), Bruno Rebelle (co-fondateur de Vétérinaires sans Frontières, ex-numéro 2 de Greenpeace International, conseiller en développement durable et solidarité internationale), Marc Flecher (réseau international Entreprendre pour apprendre), Joel Seché (Président de Seché Environnement, entreprise de traitement des déchets), Evelyne Briois (DRH Total Petrochemicals France Usine de Carling), Henri Jacot (professeur d'économie, conseiller régional Rhône-Alpes)
Avec également , Bruno Lebuhotel (Président de l'URSCOP), Thibault de Saint Simon (Corporate Social Responsability, AVIVA France), Olivier Giraud (MAIN BLEUE EcoLavage Automobile Sans Eau), Christophe Cesetti (Coordinateur de projet Développement Durable pour le Groupe ISS France),

 Construire et vivre dans des villes plus humaines

Nous sommes 80% de la population à vivre en ville en Europe et plus de 50% dans le monde, nous rêvons de villes plus humaines plus douces à vivre et plus belles. Nous sommes en train d'inventer un nouvel art de vivre ensemble, une nouvelle urbanité; de nouvelles formes facilitant le lien social.

Coordinatrice : Pascale Simard (Agence d'urbanisme)
Animateur : Michel Mousel (Président Fondateur de l'Association 4D)

Introducteurs : François Grether (architecte urbaniste, Paris - Lyon Confluence), Catherine Parmentier (Directrice générale des Eurocités), Hibat Tabib (directeur de l'AFPAD association pour la formation, la prévention et l'accès au droit, Pierrefite "ville-médiation"), Thérèse Rabatel (déléguée à l'égalité des femmes et aux temps de la ville), Serge Orru (président de WWF), Robert Lion (Président d'Agrisud, ancien directeur de cabinet du Premier Ministre et DG de la Caisse des Dépôts, membre du Grenelle de l'environnement)
Avec également Gérard Magnin (EnergieCités, association des villes européennes pour la promotion des politiques énergétiques durables), Olivier Frerot (directeur de l'Agence d'urbanisme de Lyon), Georges Verney-Carron (galeriste, président de Art et Entreprise - sous réserve), Jean Frébault (président du Conseil de Développement du Grand Lyon), des aménageurs promoteurs, des élus, des citoyens.

   Utopies et résistances d'hier et d'aujourd'hui

Que nous est-il permis d'espérer aujourd'hui en regard des utopies d'hier (réalisées ou non)? Quels moyens l'humanité peut-elle se donner pour vivre mieux sa propre condition? Comment passer d'une force de résistance à une force de coopération? Comment renoncer à une logique de civilisation et de pacification fondée sur la peur de la barbarie extérieure (la figure de l'ennemi) au profit d'une logique d'"humanisation" et de "planétarisation" (Edgar Morin) fondée sur la maîtise de la barbarie intérieure (de notre propre "inhumanité") ?

Coordinateur :
Animateurs : Michael Coppet (AI-TI, association pour l'histoire et la mémoire des peuples), Francine Jacob (SYNTONYS Ouvreurs Stratégiques)

Introducteurs : Chico Whitaker (Prix Nobel de la justice sociale et co-fondateur du Forum Social Mondial de Porto Allegre), Djura (chanteuse berbère), Eric Lesueur (Grameen Bank Véolia), Patrick Chamoiseau (écrivain et éducateur martiniquais), Stéphane Hessel (Collège Ethique International, Ancien Résistant et Ambassadeur de France auprès des Nations Unies), Père Christian Delorme (prêtre lyonnais engagé auprès des populations d’origine magrébine, auteur de "Un prêtre catholique sur les pas de Ghandi"),Max Armanet (directeur du développement journal Libération), Nathalie Perrin-Gilbert (Ville de Lyon), Juliette Esmeralda sociologue (Martinique),
Avec également Patrick Viveret (philosophe, conseiller-maître à la Cour des comptes, auteur de "Pourquoi ça ne pas plus mal" et "Reconsidérer la richesse") ainsi que les héritiers et héritières spirituels de Lucie Aubrac, d'Aimé Césaire et de Joseph Ki-Zerbo

SAMEDI 5 JUILLET : "Renouvelons notre imaginaire et repérons les potentialités créatrices"

  • Repérer les réseaux, les initiatives personnelles et collectives, et les faire communiquer
  • Encourager la fécondation du cognitif et de l'imaginatif
  • Tisser le lien entre le monde qui meurt et celui qui renait

  Face à la crise financière et à la crise écologique (climatique, énergétique, alimentaire) : comment passer d'un monde à l'autre?

Comment aller vers plus d'équilibre et de sagesse économiques? Des investissements durables peuvent-ils contribuer à limiter l'ampleur des crises financières ? Comment remettre monnaie et finance au service d'un développement durable? En quoi le développement des microcrédits, l'insertion par l'économique, les finances carbone sont-ils des leviers d'action à démultiplier ?

Coordinateur : Jean-Paul Karsenty (économiste et prospectiviste)
Animateur : Fabrice Lang (SYNTONYS Ouvreurs Stratégiques)

Introducteurs : Marc Yor (Professeur à l'université Pierre et Marie Curie, Académicien des Sciences - ), Alain Grandjean (Conseiller développement durable en stratégie d'entreprise, Conseil scientifique à la Fondation Nicolas Hulot, auteur de "Le plein s'il vous plait" avec Jean-Marc Jancovici), Daniel Gbeve (association MINONKPO, partenaire d'ECIDEC au Bénin), Thierry Vandevelde (Fondation VEOLIA et VéoliaWaterForce),
Avec également Gérard Collomb (Sénateur - Maire de Lyon et Président du Grand Lyon), Jacky Blanc (La NEF banque éthique), Claude Alphandéry (Membre du CIPMF Centre International Pierre Mendes France, président du CNAIE), Jean-Baptiste de Foucauld (Solidarités nouvelles face au chômage), Corentin Rémond (Directeur Fondation FACE), Dominique Cherblanc (directeur du développement durable délégation Rhône Alpes d'EDF), Myriam Carbonare (Présidente d'Ecidec), Jean-Marie Albertini (économiste, directeur de recherche émérite au CNRS), Jean Brière (président de Démographie – Ecologie), des représentants de la Grameen Bank, le CADR (Collectif des Associations de Développement en Rhône Alpes)

Réinventer nos relations culturelles à la Nature

Les liens entre les hommes et la nature ont de tous temps été à l’origine de cultures et de civilisations riches et diverses, que nous avons en partie oubliées. Peut-être la crise écologique est-elle une occasion unique de réinventer ces liens à la fois culturels, symboliques et imaginaires à la nature?

Coordinateurs : Eric Plouzeau (Directeur du Parc zoologique de la Tête d'Or), Béatrice Korc (réalisatrice)
Animateur : Pierre Goirand (Pierre Goirand Conseil)

Introducteurs : Siddhartha (Inde, Pipal Tree), Claude Ponti (illustrateur de livres pour enfants), Françoise Lemarchand (Editrice, Nature et Découverte), So Kalmery (chanteur de Brakka, République Démocratique du Congo), Faouzi Skali' (Docteur en anthropologie, éthnologie et sciences des religions, Fondateur des rencontres du festival de Fès de la culture soufie "Orient - Occident"), Pascal Picq (paléoanthropologue au Collège de France), 'Kiflé Sélassié Beseat' (Ethiopie ancien directeur du patrimoine de l'UNESCO)
Avec également : Alain Chabrolle (Vice-président de la FRAPNA), Enzo Fazzino (UNESCO), Joel Seché (chef d'entreprise, Séché Environnement), François Letourneux (Président d'EUROSITE Réseau des organisations pour la protection du patrimoine naturel européen, Président du Comité français de l’UICN Union internationale pour la conservation de la nature, Co-organisateur de la 1ère Fête de la Nature), Georges Képénékian (Adjoint au maire à la Culture Ville de Lyon), Gilles Rogers (directeur ArtsCbi)

La stratégie du Colibri

Sommes nous capables de fédérer nos initiatives isolées, de construire des alliances durables à partir des potentialités créatrices répérées ? Qu'est-ce que cela signifie pour nous en termes de changement culturel profond et d'organisation sociale?
Réflexions sur les motivations du passage à l'action, et du passage de l'action individuelle à l'action collective (interaction transformation personnelle/transformation sociale, cohérence entre action personnelle et action collective, sociale ou professionnelle...). Les expériences de terrain des intervenants et la sagesse qu'ils en ont tirée seront le fondement des débats.

Coordinateurs et animateurs : Séverine Millet (Nature Humaine), Ivan Maltcheff (Réseau interaction Transformation Personnelle Transformation Sociale)

Introducteurs : François Lerique (Président des AMAP d'Ile de France et co-fondateur de deux AMAP), Anna Malysa (Consultante en stratégie d'entreprise, elle a piloté le projet Pédibus), Eric Julien (auteur-réalisateur, président de l'association Tchendukua - Colombie, consultant en management de projet, co-fondateur de l'Alliance pour la planète), Lan Huong (journaliste, Vietnam), Catherine Dolto (haptothérapeute), Tapas Bhatt (Inde, thèse sur l'écoféminisme).

DIMANCHE 6 JUILLET : "Construisons une politique de l'humanité"

  • Partir du texte « Sortons du mur »
  • Faire de l’art de vivre un enjeu politique.
  • Conjuguer le principe d’espérance et le principe de responsabilité

"La société de haute complexité devrait assumer sa cohésion non seulement par de justes lois, mais aussi par responsabilités, solidarités, intelligences, initiatives, consciences des citoyens. Plus la société se complexifiera, plus la nécessité de l'auto-éthique s'imposera. (...) On pourrait résumer l'auto-éthique par les deux commandements : discipliner l'égocentrisme et développer l'altruisme". Edgar Morin, 2004.

Reconsidérer la richesse

Substituer un désir d'humanité à nos désirs de possession et de domination. Faire (re)connaître de nouveaux indicateurs de richesse.

Coordinateurs : Philippe Piau (metteur en scène, membre du Collectif Richesses), Célina Whitaker (Coordinatrice projet Monnaie SOL européen, membre du Collectif Richesse)
Animateurs : Philippe Piau, Hélène Combe (Nantes, Observatoire de la Décision Publique),

Introducteurs : Jean Fabre (Genève, Programme des Nations Unies pour le Développement), Andre Abreu (Brésil, France Libertés), Henryane De Chaponay (CED Amérique Latine), Jean-Baptiste De Foucauld (ancien Commissaire au Plan, président-fondateur de l'association "Solidarités nouvelles face au chômage"), Hugues Puel (Economiste, auteur de "Economie et Humanisme")
Avec également Fazette Bordage (centre culturel Mains d'Oeuvres, Saint-Ouen), Manu Baudinier (Directeur des Centres Sociaux Rhône-Alpes), Roland Lilin (Ingénieur, Président de l'association Passeport Pluriel, membre du Réseau d'échanges réciproques de savoirs sur la santé), Nadine Outin (Organisation des Droits de l'Enfant), Alain Grandjean (Conseiller développement durable en stratégie d'entreprise, Conseil scientifique à la Fondation Nicolas Hulot, auteur de "Le plein s'il vous plait" avec Jean-Marc Jancovici), le CADR (Collectif des Associations de Développement en Rhône Alpes), Eric Jayat (association Axès Libre, militant de l'accès à la culture en prison), le réseau FAIRE, Produit Interieur Doux, la Fondation FACE, Culture'elles (Vaulx en Velin)

  Réenvisager les technologies au service de l'humanité

Les nouvelles technologies, la révolution du vivant : que seront l'homme de demain et son environnement technique?
Certaines technologies, comme les nanotechnologies, permettent de rêver le futur, de renouer avec une technique riche d'avenir et de perspectives. L'enjeu de la réconciliation entre progrès technologique et progrès humain nous invite à concevoir la technologie comme soutient à plus d'humanité ; à s'accorder sur les finalités éthiques à assigner au développement de la technique ; à savoir articuler recherche ambitieuse et politique de précaution ; à assurer l'indépendance et l'intégrité de la science vis-à-vis du pouvoir financier ; et surtout à faire en sorte que les orientations de la recherche (re)edeviennent un enjeu poltique, un objet d'éducation et de débat démocratique, une préoccupation citoyenne

Coordinateurs et animateurs : Gilles Berault (ACIDD), Jean Pouly (Agence mondiale de solidarité numérique)

Introducteurs : Albert Jacquard (généticien), Ryadh Sallem (triple champion d'Europe de Basket Fauteuil et Président de CAPSAAA), Daniel Jover (Barcelone, réseaux de savoirs APRISE-Promotions), Catherine Trautmann (députée européenne, Vice-présidente de la Communauté Urbaine de Strasbourg), Catherine Vidal (neurobiologiste, spécialiste des rapports hommes/femmes), François Auguste (vice-président de la Région Rhône-Alpes à la démocratie participative),Moureau, Valérie-EveDéléguée de l'association La Voix Du Net, Dorothée Benoit-Browaeys (journaliste, déléguée générale de Vivagora association pour le débat public sur les technologies du vivant),Hugues Liese (psychanalyste)
Avec également Patrick Bazin (Conservateur des Bibliothèques de Lyon), Christian Scheiber (Professeur de Biophysique, chercheur à l'Institut des Sciences Cognitives de Lyon), Emilie Bret (Région Rhône-Alpes), Jean-Philippe Pierron (docteur en philosophie, chargé de cours à l'Université Lyon 3 - sous réserve), Grégory Bourbon (GUL groupe d'utilisateur linux, responsable Système d'information au Grand Lyon), Gérard Wormser (philosophe www.sens-public.org)

Construire ensemble le Récit de demain

Comment s'adapter à un monde qui change et faire face aux défis auxquels l'humanité est confrontée, aux enjeux du climat, aux grandes migrations ? Comment être acteur dans un monde qui bouge ? Nous avons besoin d'imaginer ensemble une cohérence pour demain. Fonder cette cohérence sur la richesse de nos diversités exige la mise en place de stratégies coopératives et la mobilisation d'une formidable capacité d'intelligence collective. Par exemple, comment organiser collectivement et de la façon la plus humaine possible les grandes migrations à venir (économiques et climatiques ...) ?

Coordinateur :
Animateur : Michel Mousel (Président Fondateur de l'Association 4D)

Introducteurs : Pierre Radanne (Président de l'Association 4D), Patrick Viveret (philosophe, conseiller-maître à la Cour des Comptes, auteur de "Pourquoi ça ne pas plus mal" et "Reconsidérer la richesse"), Dr Barbara Glowczewski (directrice de recherche au CNRS, Laboratoire d'Anthropologie Sociale, auteur de multimédias avec les aborigènes d’Australie), Doris Buttignol (réalisatrice documentaire, auteur du projet Couverture Vivante), Dr Tiécoura Traoré (économiste, ancien ingénieur des chemins de fer maliens, expert auprès des tribunaux maliens, tête de réseau de Cocidirail association de citoyens maliens), Mona Savard (Chef Entreprise Arc Informatique, Canada)
Avec également Bernard Chabot (association Negawatt), Charles Kabeya (IDLH et COSI - sous réserve), Jean-François Ploquin (COSI -) et les porteurs du projet Couverture Vivante : Isabelle Slempkes (Ecosite de la Drôme), Didier Jouve (vice-président de la région Rhône-Alpes au développement durable), Camille Bussy

Et pour mémoire sur les 3 jours de 18h à 19h :

Parcours de Femmes en humanité

avec le Collectif des habitantes du quartier Saint-Jean de Villeurbanne, Nantes, Sculptures Sociales et Mains d'Oeuvres (Paris et région parisienne), des femmes engagées au Vietnam, au Québec et au Bénin, la Maison des Passages (Lyon), des femmes nominées pour le Prix Nobel de la Paix 2005, des ambassatrices, femmes chefs d'entreprises, artistes, médicins, élus.
« Comment les femmes contribuent-elles à plus d’humanité dans leurs vies ? », à partir de témoignages croisés, de parcours de vie de femmes, de l'implication de femmes dans des actions collectives, et de la prise en compte du féminin (que l’on soit homme ou femme) dans un cheminement vers plus d'humanité.

Témoignages croisés de femmes

« Racontez-nous ce qui vous a rendues plus humaines dans votre vie ».

Temps de coopération :

porter les valeurs féminines que l’on soit homme ou femme.

Les témoins de vie

Tous les jours à 18h sur l'une des scènes sonorisées

  SAMEDI 5 JUILLET :

Témoignage des acteurs du dispositif "Culture à l'hôpital" au Centre hospitalier Saint Joseph Saint Luc

Avec Dr Georges Kepenekian et Dr Sergine Heckel(gynécologue obstétricienne), Isabelle Bretaudeau (Université Lyon 2, département de musique et de musicologie), Anne-France Boissenin (directrice de la communication et du mécénat pour l'Orchestre National de Lyon), Emmanuelle Réville (association Papagueno) et Gilles Rogers (directeur ArtsCbi)

Avec également, pour la culture en prison, Eric Jayat (association Axès Libre) et Bernard Bolze (campagne "Trop c'est Trop"), et pour la culture en milieu hospitalier, Mohamed Attia.

TOUS LES JOURS :

Témoignages de femmes de différentes régions de France et du monde à l’initiative de Parcours de femmes en humanité (PFH) :

Les témoignages de femmes issues des quartiers populaires de Paris, Nantes et Lyon seront ponctués par ceux de quelques femmes emblématiques, parmis lesquelles Djura (cinéaste, chanteuse, écrivaine, fondatrice du groupe berbère Djur Djura, porteuse d'un projet d'opéra des cités), Annie Sasco (directrice de recherche à lInstitut National de la Santé et de la Recherche Médicale, responsable de l'Equipe Epidémiologie pour la Prévention du Cancer, responsable de programme international femme et cancer, nominée pour le Prix Nobel de la paix en 2005 pour les 1000 femmes), Zarina Khan (philosophe et femme de théatre, nominée pour le Prix Nobel pour les 1000 femmes), Danielle Mitterrand (Présidente de la Fondation France Liberté), Christel Hartmann-Fritsch (Centre culturel de Berlin), Claude Lardy (Présidente de Bioforce, Lyon), Henryane de Chaponay (Centre d'Etudes pour le Développement - Amérique Latine, militante du Forum Social Mondial, Collectif Richesse, Cousine du Roi Baudouin de Belgique), Anna Malysa (Conseil en stratégie d'entreprise), Myriam Carbonare (Présidente de l'association Ecidec, et chargée de mission Economie Sociale et Solidaire à la Ville de Lyon), Lan Huong et Thuy Thanh (journalistes, Agence à Bruxelles pour le journal Vietnamien), Tôn Nu Thi Ninh (Ministre au Viêt Nam), Delphine Poubangui (Nantes-Afrique), Pascale Spianti (Sculptures Sociales), Evelyne Briois (DRH Total Petrochemicals France, Usine de Carling), Mireille Grange (association Paroles de femmes), Fily Sangaré (secrétaire à la promotion féminine au sein de Cocidirail, collectif de citoyen au Mali), Vandana Shiva ( Directrice de la Fondation de recherche pour la science, les technologies et les ressources naturelles - sous réserve), et plusieurs femmes ambassadrices de leur pays en France, en Europe ou auprès de l'UNESCO

Sont associées à l'organisation Parcours de femmes en humanité: Fazette Bordage (Mains d'oeuvres à Saint-Ouen, culture et citoyenneté), Hélène Combe (Observatoire de la Décision Publique), Nadine Chopin (Maison des Passages à Lyon), Fernanda Leïté (Centre Culturel Oeucuménique Pierre Lachaize à Villeurbanne), Nadine Outin (Organisation des Droits de l'Enfant), Varinia Gunther (Dresde, étudiante en sciences politiques secteur ONG et international), Célina Whitaker (Collectif Richesse), le collectif des habitantes de Saint-Jean à Villeurbanne. 

Le temps des coopérations des Dialogues en humanité

Tous les jours, de 18h à 19h, à l'initiative des participants

LE VENDREDI :

Rencontres des artistes pour + d'humanité, avec pour la coordination Anne France Boissenin (Auditorium et Orchestre National de Lyon) + Mariwak, Jean-Pierre Bouchard (Ville de Lyon, Musiques Actuelles), Gilles Rogers, Fazette Bordage (chargée de mission Nouveaux Territoires de l'Art), Georges Verney-Carron (galeriste, président fondateur de Art et Entreprise), Jean Hurstel, président de Banlieues d'Europe
en présence des musiciens de l'orchestre National de Lyon et de tous les artistes présents : Djur Djura, Claude Ponti, So Kalmery, Coline Serreau (sous réserve), Patrick Chamoiseau, Sylvie Deshors, Claude Tourtet, Zarina Khan, Philippe Piau, Pierre Roba, Daniel Kambéré (sous réserve), Anne Monteil-Bauer, Catherine Blanchard, Lone Hestehave, William Mingau-Darlin, Sandra Martinez, ...
- Lancement d'une coopération des artistes plasticiens autour d'un élément symbolique des Dialogues (ex: l'arbre à palabre), en collaboration avec les scolaires
- Atelier photo participatif avec Mariwak (photos d'arbres)

LE SAMEDI

Rencontres des médias sur leur contribution à plus d'humanité, à l'initiative des "Reporters d'espoirs" (Patrick Busquet), en présence de tous les journalistes et acteurs des médias invités : Geneviève Guicheney (France TV), Max Armanet (Libération), Georges Didier et Caroline Chabot (revue Réel), Marc-Olivier Padis (revue Esprit - sous réserve), Denis Bernardet, Benoît de la Fonchais, Lan Huong, Thuy Thanh, Manola Gardez, Gilles Bérault, Michel Deprost, Karim Mahmoud-Vintam, ...

LE DIMANCHE

Rencontres pour promouvoir les biens communs de l'humanité, avec Nadine Outin, Sylvie Mauchamp fondatrice du festival de Dijon des musiques sacrées du monde, Faouzi Skali (fondateur du Festival de Fez de la Culture Soufie "Orient Occident"), Enzo Fazzino (UNESCO)

Quelles coopérations à partir du Forum jeune en humanité, en présence des jeunes participants du forum et des entreprises qui les ont parrainés, avec pour la coordination Arnaud Billard (Master Ethique et Développement Durable), Stephane Ayrault (AIVH), Magali Héraud-Arouna (ECIDEC) et Pierre Crépeaux (Grand Lyon, mission écologie, Plan Climat).
Avec également Najat Vallaud-Belkacem (Adjointe au maire de Lyon à la Jeunesse et la vie associative, Conseillère Générale du Rhône), Philippe Tiberghien (Président d'UNIS-CITE, service civil volontaire), Wafaa Fawzi (ENS Lettres et Sciences humaines, chargée de mission diversité sociale et accès aux grandes écoles), Jean-Claude Richez (Directeur des Etudes à l'INJEP, Institut National de la Jeunesse et de l'Education Populaire), Benoît Bouix (ONISEP Ressources éducatives sur l'orientation), le CJD Lyon (Centre des Jeunes Dirigeants), Jean Frébault Président du Conseil de Développement du Grand Lyon, Marc Flecher (association Entreprendre pour apprendre)

ET TOUS LES JOURS

Quelles coopérations à partir des parcours de femmes en humanité ?, des femmes de banlieue aux femmes Prix Nobel, avec Célina Whitaker et Varinia Günther pour la coordination
- Témoignages singuliers et témoignages croisés
- Un parcours sur les 3 jours reliant les activités faisant une place particulière au féminin

Comment les femmes contribuent-elle à plus d'humanité dans leurs vie?

Le Forum Jeune en humanité

Le Forum Jeune en humanité aura lieu du 29 juin au 6 juillet.
Il comprendra 4 jours de formation au Couvent de la Tourette, puis 3 jours de participation aux Dialogues en humanité.
Ce "chantier durable" réunira 40 jeunes "leaders" de 18 à 30 ans, parrainés par des entreprises, pour des ateliers et conférences-débats sur les enjeux du développement durable (le changement climatique, la finance solidaire, l'éducation participative, l'entreprise responsable) ainsi que des sessions de développement personnel assurées par l'association Art of Living.
Avec ECIDEC, l'Agence Locale de l'Energie, le Centre des Jeunes Dirigeants et l'APPEL.

La participation au Forum Jeune est encore ouverte à candidature. Contact : abillard@grandlyon.org ou 04 26 99 35 56
Pour connaître le programme du Forum et les modalités d'inscription, téléchargez la plaquette de présentation du Forum :
Présentation Forum Jeune en humanité (fichier pdf 115Ko).

Liste non exhaustive des participants

Abtroun Myriam Présidente de l'association AISA
Alembik Yves Pédiatre généticien
Alphandéry Claude Membre du Centre International Pierre Mendes France,
Ancel Geneviève Coordinatrice des Dialogues en humanité et chargée du développement durable au cabinet du Président du Grand Lyon
Andreani Emmanuelle Architecte
Armanet Max Directeur du développement au journal Libération
Aubry Alain Mouvement pour la Terre et l'Humanisme, Stratégie Colibri (aide à l'action locale), création d'évènement avec Pierre Rabhi
Ayrault Stéphane Association Art de Vivre et World Youth Forum
Bazin Patrick Directeur des Bibliothèques de Lyon
Bébada Didier (Bénin) Porto Novo - Savalou et institut des Droits de l'Homme
Belaziz Samia Adjointe au maire de Villeurbanne, chargée de la coopération internationale
Berault Gilles Président d'ACIDD Université d'été de la communication et de la société de l'information
Bernardet Denis Journaliste
Bertholet Laetitia Fondation de France
Besserve Laurence Reflexologie plantaire – Yoga Village
Bhatt Tapas (Inde Auroville) spécialiste Ecologie et Femme en Inde et de Vandana Shiva
Billard Arnaud Master Ethique et développement durable, Assistant coordinateur des Dialogues en humanité
Blanc Marie-Neige Conseillère municipale à Villeurbanne, Bénévole aux Dialogues en humanité
Boissenin Anne-France Directrice de la communication et du mécénat pour l'Orchestre National de Lyon
Bolze Bernard Campagne "Trop c'est trop" pour la dignité en prison
Bonnell Marine Etudiante en Environnement et développement durable à Montréal, Assistante coordinatrice des Dialogues en humanité
Bordage Fazette Présidente de "Mains d’œuvres" Saint-Ouen
Bouix Benoît ONISEP Ressources éducatives sur l'orientation
Brachet Olivier Vice-président du Grand Lyon, Directeur du Forum Réfugiés
Braillon Céline Présidente de l’ADELS Association pour la démocratie et l'éducation locale et sociale
Braun Sophie Master Géographie et Tourisme, Chargée de mission logistique des Dialogues en humanité
Busquet Patrick Reporters d'Espoirs
Carbonare Myriam Présidente d'ECIDEC, Mission Economie sociale et solidaire, Ville de Lyon
Casoli Farida Conseillère municipale à Villeurbanne, présidente du centre social de St Jean à Villeurbanne
Cesetti Christophe Coordinateur de projets Développement Durable pour le Groupe ISS France
Chabrolle Alain Vice-président de la FRAPNA (Fédération Rhône Alpes de Protection de la Nature et de l'Environnement) membre du Directoire de la FNE
Chamoiseau Patrick Ecrivain éducateur Antilles
Champagne Luc Antenne Sociale, Semaines Sociales de France sur "Religions et Société" (du 21 au 23 novembre 2008, à Lyon)
Chaussende Philippe Association Art de Vivre – Yoga Village
Chaigneau Laurent Association etmouvance du Shiatsu Solidaire
Cherblanc Dominique Directeur du développement durable EDF
Chopin Nadine Présidente de "la Maison des Passages" à Lyon sur la mise en valeur de la diversité culturelle
Claisse Gérard Vice-président du Grand Lyon, démocratie et citoyenneté
Clément Jean Chef d'entreprise à la retraite, Forum Citoyen Rhône-Alpes
Cochez Isabelle Présidente de l'association Urban E-Tic Nord et Sud
Collomb Gérard Sénateur, Maire de Lyon, Président du Grand Lyon
Combe Hélène Observatoire de la décision Publique Nantes
Connan Jean-François Directeur du développement durable Groupe ADECCO
Coppet Mickael Association Ai-Ti pour l'histoire et la mémoire des peuples
Coste Paul président de l'association européenne HESPUL (énergies renouvelables), Conseiller municipal de Corbas et Conseiller communautaire du Grand Lyon
Crozon Pascale Député du Rhône, conseillère municipale à Villeurbanne
Dantec Ronan adjoint au maire de Nantes et vice-président de Nantes Métropole, chairman Working Group du Comité executif sur le climat et l'énergie des Eurocités
Darne Jacky Vice-Président du Grand lyon
Darquier Christian Directeur du marketing groupe ADECCO
Davy François PDG groupe ADECCO (sous réserve)
De Chaponay Henryane CED Amérique Latine
De Foucauld Jean-Baptiste (France) Ancien commissaire au Plan, président-fondateur de l'association "Solidarités nouvelles face au chômage" et du club "Convictions" il a publié plusieurs ouvrages portant notamment sur la crise contemporaine du lien social
De la Fonchais Benoît Conseil éditorial
Del Rio Paracolls Nuria licence de Sciences de l’Information, spécialisée en communication financière et économie solidaire. Auteure de « Rescata tu dinero : finances solidaires et transformation sociale »
Deshors Sylvie Ecrivain
Didier Georges et Chabot Caroline Revue REEL
Djura Artiste franco-berbère, fondatrice du groupe Djur Djura, porteuse du projet l'Opéra des Cités
Dolto Catherine Médecin, haptothérapeute
Domeizel Claude Sénateur, Alpes de Hautes-provence
Drechsler Michèle Inspectrice de l'Education Nationale Institut national de recherche pédagogique
Dulin Antoine Scouts et Guides de France
Duhoo Hélène Architecte
Dumont Pierre Président de la Fondation du Prado (aide à l'enfance maltraitée et en difficulté)
Eichholtzer Marie Etudiante à l'Institut d'Etudes Politiques de Lyon, Chargée de mission pour les Dialogues en humanité
Elia Maité Adjointe au maire de Schiltigheim chargée de la jeunesse
Espéralda Juliette Martinique, Sociologue
Fabre Jean UNDP/PNUD
Fazzino Enzo UNESCO
Fawzi Wafaa Ecole Normale Supérieure Lettres et Sciences humaines, sur la diversité sociale et l'accès aux grandes écoles
Flecher Marc Co-président de l'association "Entreprendre pour apprendre" pour la création de mini entreprises à l'école (pour les jeunes collégiens, lycéens, apprentis ou demandeurs d'emploi)
Frébault Jean Président du Conseil de Développement du Grand Lyon
Frérot Antoine Président VEOLIA Eau
Frérot Olivier Directeur de l'Agence d'Urbanisme de Lyon
Gardez Manola Journaliste Alliance Internationale de Journalistes
Gbévé Daniel Directeur de l'association Minonkpo (microfinance, Bénin)
Giovacchini Heidi adjointe au Maire de Lyon en charge de nouveaux modes de vie urbains, directrice stratégie et développement des hôpitaux privés de Lyon
Giraud Olivier Entreprise "La Main Bleue" lavage éco-responsable de voiture sans eau
Glissant Edouard écrivain
Glowczewski Barbara Directrice recherche au CNRS, anthropologue
Goirand Pierre European World Café : investir la ville sur les différents dialogues culturels (ex. en Juin 2007 à Bilbao)
Grandjean Alain Conseil en stratégie pour les chefs d'entreprises sur le développement durable, Conseil scientifique à la Fondation Nicolas Hulot, auteur de "Le plein s'il vous plait" avec Jancovici
Grange Mireille Directrice Paroles de Femmes
Guicheney Geneviève Dirige le projet développement durable de France TV- Membre de 4D
Günther Varinia (Allemagne) Sciences Politiques - Coopération internationale et ONG, Assistante coordinatrice des Dialogues en humanité
Gusso Gabrielle Praticienne du Shiatsu (thérapie manuelle d'origine japonaise), Shiatsu Solidaire (accès gratuit aux soins)
Harpet Cyrille Professeur des humanités et du développement durable INSA Lyon
Hartmann-Fritsch Christel(Allemagne) Centre Culturel de Berlin "Schlesische 27"
Hadj Minoune Milouka Chargée de mission
Hébert-Matry Aline Projet MUZZ avec Claude Ponti
Héraud-Arouna Magali Association ECIDEC (Microcrédit au Bénin et au Sénégal)
Heckel Sergine Gynécologue obstétricienne
Hessel Stéphane Ancien Résistant et Ambassadeur de France auprès des Nations Unies, auteur de "Danse avec le siècle", militant de la Paix, pour les Droits de l'Homme et les "sans papiers"
Hestehave Lone Artiste
Hulot Nicolas Fondation Nicolas Hulot - sous réserve
Jacquard Albert Généticien. Il consacre l'essentiel de son activité à la diffusion d'un discours humaniste destiné à favoriser l'évolution de la conscience collective.
Jacob Francine SYNTONYS Ouvreurs Stratégiques (consultants entreprise en accompagnement au changement)
Jacot Henri Conseiller régional Rhône-Alpes, Economie, Formation, Travail, Evaluation
Jayat Eric La Culture en Prison
Jouve Didier Vice-Président du Conseil Régional Rhone Alpes
Julien Eric Président de l'association Tchendoukua auteur de "Kogis, le réveil d'une civilisation précolombienne" éd Albin Michel
Kahn Zarina Philosophe et femme de théatre (France, Sarajevo...)nominée parmi les 1000 femmes pour le prix Nobel de la Paix 2005
Karsenty Jean-Paul Economiste et professeur d'histoire
Kambéré Daniel Artiste peintre République démocratique du Congo, travaille avec les enfants soldats
Katz Roland Terre et Humanisme
Képénékian Georges Adjoint au Maire de Lyon à la Culture
Kiejna Ghislaine Psychologue clinicienne - haptothérapeute,
Korc Béatrice Auteur, réalisatrice a produit de nombreux films sur des thémes liés à la nature entre autre
Kretzschmar Cyril Président du Forum Citoyen Rhône Alpes
Lagraulet Bérengère Directrice du Développement durable VEOLIA Environnement
Lang Fabrice SYNTONYS Ouvreurs Stratégiques (consultants entreprise en accompagnement au changement)
Laronde Pierre Festival de la Terre
Lavallée Michelle Conservateur de Musée Strasbourg
Lazare Maeva Etudiante bénévole aux Dialogues en humanité
Le Danff Jean Pierre Fondation Nicolas Hulot- Initiative sur les dimensions écologiques et sociologiques de la crise économique sur le modèle ‘’Eco-psychologie’’ dans le monde anglo-saxon
Lebuhotel Bruno Président de l'URSCOP
Letourneux François Président d'Eurosites et de l'UICN (Europe) co-organisateur de la fête de la nature
Leïté Fernanda CCO Jean-Pierre Lachaize de Villeurbanne
Lilin Roland Président de l'association Passeport Pluriel, Réseau d'échanges réciproques de savoirs sur la santé
Lion Robert Président d'Agrisud, ancien directeur de cabinet du Premier Ministre et DG de la Caisse des Dépôts, Membre du Grenelle de l'environnement
Magnin Gérard EnergieCités, association des villes européennes pour la promotion des politiques énergétiques durables
Maltcheff Ivan Réseau Transformation Personnelle Transformation Sociale
Malysa Anna Consultante en stratégie managériale des entreprises
Mahmoud-Vintam Karim Directeur éditorial Article Z, Rédacteur en chef du Forum Madmundo, Président de NSAE France (Nous Sommes Aussi l'Eglise)
Mansot José Président de l'INES Education (Institut National de l'Energie Solaire - France)
Mariwak Photographe, projet MUZZ avec Claude Ponti
Martin, Jean-Pierre Ingenieur, architecte pour le Grand Lyon
Mauchamp, Sylvie Fondatrice du Festival de Dijon des musiques sacrées du monde et des " Rencontres associées"
Mignon Aurélia Chef de projet A la Croisée des Mondes
Millet Séverine Association Nature Humaine www.nature-humaine.fr – Créée par les personnes de l’écologie humanitaire- Co-fondateur de l’Alliance pour la Planète- Etudie les freins/moteurs à l’action
Monteil-Bauer Anne Comédienne et écrivain
Morin Edgar Philosophe (représenté par ValerieEveMoreau pour LaVoixDuNet)
Moreau Valerie-Eve déléguée générale de l'association LaVoixDuNet et organisatrice de la fête de l'internet (Journée Mondiale de la Société de l'information)
Mousel Michel Président fondateur de l’Association 4D (Dossiers et Débats pour le Développement Durable), ancien Président de l'ADEME et de la Mission Interministérielle à l'Effet de Serre, négociateur du protocole de Kyoto
Orru Serge WWF
Outin Nadine Organisation des Droits des Enfants
Pachaury Rajendra K. (Inde) Prix Nobel de la Paix 2007 avec Al Gore, Président du GIEC qui regroupe 3000 chercheurs dans le monde sur le changement climatique - sous réserve
Paccoud Martine Sage femme,
Parmentier Catherine Directrice générale des Eurocités
Pautz, Frédéric Directeur du jardin botanique du Parc de la tête d'Or
Piau Philippe Metteur en scène du ‘’Paradoxe de l’Erika’’ collectif richesse
Plouzeau Eric Directuer du parc zoologique du Parc de la tête d'Or
Ponti Claude Peintre, dessinateur pour livres pour enfants, projet MUZZ (musée virtuel des oeuvres d'art des enfants)
Poubangui Delphine Nantes - Afrique
Pouly Jean Directeur de l'Agence internationale de Solidarité Numérique
Puel Hugues Economiste auteur de ""Economie et Humanisme"" éd Cerf
Rabatel Thérèse Déléguée à l'égalité des femmes et aux temps de la ville
Rebelle Bruno Consultant Politiques et stratégies de développement durable / Coopération et solidarité internationale
Rémond Corentin Directeur de la Fondation FACE Rhône Alpes
Richez Jean-Claude Directeur des Etudes à l'INJEP (Institut national de la Jeunesse et de l'Education populaire)
Rigaud Gérald Crieur Public de la Croix Rousse, Ministère des Rapports Humains
Roba Pierre Compagnie la Tribouille. Diffusion du rapport ‘’Reconsidérer la richesse ‘’ auprès des publics non avertis. Metteur en scène du "Paradoxe de l'Erika" et du "Radeau de la monnaie". Joue dans les quartiers.
Rocard Michel Député européen, ancien Premier Ministre de la France - sous réserve
Sallem Ryadh Triple champion d'Europe Basket Fauteuil, président de CAPSAAA, organisateur du Défistival
Sasco Annie Epidémiologiste pour la prévention du cancer, directrice de recherche à l'INSERM (HDR, MD, MPH, MS, DrPH) nominée pour le prix Nobel de la Paix 2005 parmi les 1000 femmes
Scheiber Christian Professeur de Biophysique, chercheur à l'Institut des Sciences Cognitives de Lyon
Schmitt-Casanova Amanda Association Art de Vivre et World Youth Forum
Schwendener Daniela Médiatrice, La CIME médiation
Segala Lygia (Brésil) anthropologue, professeur à l’Université Fédérale Fluminense de Rio (UFFE), chercheur invitée par le Centre de Recherches sur le Brésil Contemporain (CRBC) de l’IHESS à Paris.
Ségur, Frédéric Mission arbre et écologie au Grand Lyon
Sélassié Beseat Kiflé Ethiopie, ancien directeur du patrimoine UNESCO
Siddhartha (Inde - Bengalore) Fondateur de Pipal Tree, il ^ène une reflexion et une action sur le lien entre spiritualité, écologie et pauvreté. Une de ses actions est la formation aux femmes et aux intouchables
Skali Faouzi (Maroc) Fondateur des rencontres du Festival de musique sacrées de Fez et du Festival du soufisme, docteur en anthropologie, ethnologie et science des religions
Spianti Pascale Sculptures sociales
Sultan Sarah Adjointe au maire de Villeurbanne, chargée de la petite enfance
Tabib Hibat (directeur de l'AFPAD, Association pour la Formation, la Prévention et l'Accès au droit, à Pierrefite "ville-médiation")
Tiberghien Philippe Président d'UNISCITE
Toumi Fatiha Responsable culture, bibliothèque de la Condition des Soie
Tourtet Claude Artiste, travaille avec des personnes en grande précarité
Trân Lousteau Brigitte
Trautmann Catherine Députée européenne, vice-présidente de la communauté urbaine de Strasbourg pour le développement économique, ancienne Ministre de la Culture
Vallaud-Belkacem Najat Adjointe au maire de Lyon en charge des evénements, de la jeunesse et de la vie associative, Conseillère Générale du Rhône, Conseillère Régionale Rhône-Alpes
Van de Velde Thierry Directeur de la Fondation VEOLIA et VEOLIA Water Force (intervient dans les situations de crise dans le monde Sri Lanka, Chine, Floride, Afrique, Birmanie...)
Vix Jean-Luc philologue Université Marc Bloch Strasbourg
Viveret Patrick Philosophe, conseiller-maître à la Cour des Comptes, auteur de ""Reconsidérer la richesse"" editions de l'Aube et "Pourquoi çà ne va pas plus mal?" ed Fayard-Transversales
Vo-Dinh Serge Secrétaire général groupe ADECCO
Volle Mady (Mali) Présidente d'honneur de l'association MALIRA, ancienne bibliothécaire
Wera Kaka Thérapeute de la lignée des pajés*, écrivain et conférencier au Brésil et dans d'autres pays. Il coordonne des actions humanitaires et écologiques à travers l'Institut Arapoty (organisation pour la diffusion de la culture et de la médecine sacrée indigène). Il est membre du Conseil Mondial pour la Préservation de la Diversité Culturelle et des Traditions Ancestrales, récemment fondé, ayant son siège à New Delhi, Inde, présidé par Swami Dayananda, et sous le patronage du Dalai Lama. (sous réserve)
Vesco Gilles Vice président du Grand Lyon pour la mobilité urbaine
Whitaker Célina Projet SOL et Collectif Richesse
Whitaker Chico (Brésil) Livelyhood Award 2006 (Prix Nobel Alternatif pour la justice sociale) auteur de "Changer le monde, nouveau mode d'emploi"
Zémor Pierre Conseiller d'Etat
Zinsou Lionel Bénin, administrateur de la banque Rothschild

Liste des partenaires

Un partenariat entre associations, institutions et entreprises pour une co-production des Dialogues en humanité :

le Festival de Dijon des musiques sacrées du monde,
et les "rencontres de Dijon",
l'Alliance pour la Planète,
l'Organisation Internationale de la Francophonie,
Economie et Humanisme,
Forum pour une Mondialisation Responsable www.forum-lyon.com,
le Collectif Richesse,
les Créatifs culturels,
le Réseau Banyan,
le Festival du Soufisme de Fez et le Festival de Musique Sacré de Fez- Maroc,
Pipal Tree à Bengalore - Inde,
CEDAL (Amérique latine),
Ekodafrik http://ekodafrik.net/
EchoMundi (pour le débat public)
le CRID (Centre de Recherche International pour le Développement),
le CCO Jean-Pierre Lachaize(Centre Culturel Œcuménique de Villeurbanne),
les Ateliers de la Citoyenneté,
la CRESS Chambre Régionale de l'Economie Sociale et Solidaire Rhone Alpes
le MAN Mouvement pour une Alternative Non-Violente www.nonviolence.fr,
le Musée Africain de Lyon www.musee-africain-lyon.org,
6ème Continent,
l'ESDEC Centre interdisciplinaire d’éthique et Chaire Ethique du Travail,
le Forum Citoyen,
Les Lyonnes,
Paroles de Femmes,
CAPSAAA (cap sur le sport, l'amitié, l'art et l'aventure) www.capsaaa.net,
www.defistival.org,
le Forum Réfugiés,
la Fédération des Centres Sociaux,
la Fédération des MJC,
l’INJEP,
l’AFEV,
la Campagne Trop C’est Trop,
le Réseaux des Bibliothèques de Lyon,
l’ODP (Observatoire de la Décision Publique),
4D (Dossiers et Débats pour un Développement Durable)www.association4d.org,
l’Organisation des Droits des Enfants,
le Conseil des Jeunes, le Conseil des Enfants, les Conseils de Quartiers,
Banlieues d’Europe www.banlieues-europe.com,
Passage,
l’Alliance pour une Europe des Consciences,
l'Université Terre du Ciel,
Fight Aids Monaco,
la Fondation pour les Progrès de l’Homme - Charles Léopold Mayer,
le Réseau Silyon-Village de la solidarité http://cadr.free.fr,
la Fondation Réussite Scolaire,
Handicap International,
AI-TI www cyberquebec.ca/assoaiti,
Habitat et Humanisme,
la FRAPNA,
le COSI Centre d'Information et de Solidarité avec l'Afrique,
le Secours Populaire www.spf69.org,
le Secours Catholique,
Mains d’œuvres,
Sculpture sociale,
le Crieur Public,
la FONDA,
la Maison des Babayagas et l'Université du Savoir des Vieux UNISAVIE,
TPTS (interaction Transformation Personnelle et Transformation Sociale),
Face Lyon,
Solidarité Nouvelle Face au Chomage,
la Fondation Nicolas Hulot,
l'Association pour la biodiversité culturelle, e-forum ,
la Cité de la Création,
ZY’VA (Nanterre),
la revue Territoires,
l' Association Chine-Services,
le CIPMF (Centre International Pierre Mendes France),
France Active,
Environnement Magazine,
la Fabrique des Idées,
le Parc Zoologique de Lyon,
le Jardin Botanique de Lyon,
Cap Canal,
l'ADELS,
l'Association Amitié franco-éthiopienne http://france-ethiopie.com/
le journal REEL www.journalreel.info,
HESPUL (promotion des énergies solaires),
ARTHROPOLOGIA www.arthropologia.org,
l'Association FACE,
Archi-Studio Paris,
Siz'Ix architectes,
les Editions Yves Michel www.yvesmichel.org,
HBéditions,
la librairie Shambhalla www.shambhalla-lyon.fr
Reporters d'Espoirs,
UNIS-CITE (service civil volontaire de jeunes) www.uniscite.fr ,
l'association Entreprendre pour apprendre,
Kaka Wera www institutoarapoty.com.br,
ECIDEC Echanges internationaux pour le développement et la coopération www.ecidec.org (Appui au microcrédit au Bénin et au Sénégal),
Syntonys (Francine Jacob et Fabrice Lang)
l’URSCOP,
le Crédit Coopératif,
EDF,
Véolia,
ADECCO,
GL Events
la Cité des Congrès de Lyon,
la Fondation Bullukian,
la Fondation Scientifique de Lyon et du Sud Est,
la Nef,
la Fondation ADECCO,
Nature et Découvertes,
l'association étudiante La part du Colibri,
Chèque Déjeuner,
la MACIF,
le CJDES Rhone Alpes (Centre des jeunes Dirigeants de l'Economie Sociale)
les Scouts et Guides de France,
le Grand Lyon,
la Ville de Lyon,
la Région Rhône Alpes,
les Villes de Villeurbanne, Rilleux la Pape, Vaulx en Velin, la Tour de Salvany, Saint Germain en Mont d'Or, Pierre Bénite, Bron, Dardilly,
le CIFAL Centre Associé des Nations Unies pour la Santé et le Développement durable,
l’APPEL (fédération des éco-entreprises en Rhône-Alpes),
l'Espace des temps du Grand Lyon,
le Conseil de Développement du Grand Lyon,
le Musée d'Art Contemporain de Lyon,
le Réseau des Ecoles de Citoyens RECit,
Culture XXI,
SYNTONYS Ouvreurs Stratégiques (consultants entreprise en accompagnement au changement),
Développement Durable Le Journal www.developpementdurablelejournal.com ,
Les Sources de l'Info
Vivagora, association pour le débat public sur les technologies du vivant

Echanger autrement

A "Dialogues en humanité", le contenu des échanges est très important. Néanmoins, nous pensons que la forme, en paix, un pas est franchi."

  • Règle n°1 : liberté de propos
  • Règle n°2 : bienveillance (écoute et respect de soi, de l'autre, de la nature)
  • Règle n°3 : égalité de tous devant la question humaine

Venez avec le désir d'être curieux, et ces "règles du jeu" tiendront plus du jeu que de la règle!!

L’esprit des Dialogues en humanité

Les 7 défis

7 défis se présentent aujourd'hui à l'humanité :

  1. l'humanité face à la pauvreté,
  2. l'humanité face à la guerre,
  3. l'humanité face au défi écologique,
  4. l'humanité face au dialogue des cultures,
  5. l'humanité face à la révolution du vivant,
  6. l'humanité face au risque d'une crise financière,
  7. l'humanité face à la démocratie et à sa propre inhumanité.

Une inspiration puisée dans les écrits de Patrick Viveret

Patrick Viveret, co-initiateur des Dialogues en humanité, est philosophe et directeur du Centre international Pierre Mendes France.

Extraits du livre de Patrick Viveret, Pourquoi ça ne va pas plus mal?

"C’est l’objet d’une grande initiative internationale, le projet "Dialogues en humanité", que de sonner le tocsin tout en montrant que l’humanité peut, en même temps qu’elle assure sa survie, franchir un saut qualitatif décisif dans son histoire.
L’une des premières manifestations organisées a été une série de rencontres internationales autour de sept défis majeurs sur lesquels l’humanité va jouer son avenir dans le siècle qui vient.

  •   Outre le défi écologique, dont le réchauffement climatique n’est que la face la plus spectaculaire, six autres ont rassemblé des autorités locales, des responsables d’institutions internationales, ainsi que des acteurs de la société civile internationale et du mouvement altermondialiste.
  • Le premier concerne la menace croissante que représentent les armes de destruction massive dans le contexte de crise de la dissuasion nucléaire.
  • Le deuxième a rapport avec la misère et l’humiliation, dont la rencontre constitue un cocktail explosif.
  • Le troisième porte sur l’alternative aux nouvelles guerres du sens qui sont à la racine des fondamentalismes, exprimées de façon caricaturale par ce que l’on pourrait appeler "l’axe Bush-Ben Laden".
  • Le quatrième tourne autour de la révolution du vivant, dont le couplage avec la mutation informationnelle, en produisant une maîtrise et une faculté de production de la vie inédites, peut aussi, s’il en est mal utilisé, nous conduire à une forme de "post-humanité".
  • Deux défis, enfin, font l’objet d’une approche transversale :
    la capacité de l’humanité à traiter sa propre part d’inhumanité ; l’émergence d’une citoyenneté mondiale et d’une démocratie planétaire.
    L’une des priorités, dans cette perspective, est de détecter quels sont, dans le monde contemporain, les personnes et les groupes porteurs de visions culturelles et spirituelles (au sens non réducteur du terme) susceptibles de jouer un rôle essentiel pour faire advenir l’idée que l’humanité est entrée dans une nouvelle ère de son histoire et qu’elle a besoin de nouveaux cadres conceptuels, culturels et éthique pour accompagner cette grande mutation.
    C’est maintenant qu’il nous faut repérer ces forces de vies face aux pulsions mortifères qui menacent dangereusement notre famille humaine."

Texte pour les Dialogues en humanité 2008 : Défis mondiaux, défis humains

"L’humanité est confrontée à des rendez-vous cruciaux où elle joue sa propre existence. Elle se trouve devant des défis identifiés, en particulier les risques écologiques et les inégalités sociales qui mettent en danger le vivre-ensemble. Ces risques ne sont pas simplement juxtaposés. Ils peuvent interagir et provoquer des crises systémiques, par exemple des crises financières. À l’échelle générationnelle, l’ensemble de ces risques relève du court terme : ce sont des enfants déjà nés qui seront concernés.

Dans cette période critique de l'histoire de l'humanité, personne ne peut relever les défis séparément. Nous avons donc besoin de construire des alliances entre des types d’acteurs aux intérêts et visions de l’avenir diverses, voire contradictoires, mais qui ne peuvent pas s’enfermer dans des stratégies parallèles. Nous devons agir sur plusieurs leviers et passer des alliances, y compris conflictuelles. Le Forum de Lyon a montré qu’elles sont envisageables. Face à l’ampleur des risques majeurs, nous devons construire ces alliances entre institutions internationales, acteurs économiques, société civile, territoires, puissance publique, traditions spirituelles… Il ne s’agit pas de masquer les différences et les divergences mais, dans le cadre d’alliances nouvelles, de repérer des zones d’accord fondamentales et de construire des zones de désaccords et de conflits positifs. Des « plates-formes d’accords partiels » sont possibles sur des enjeux majeurs tels que l’eau, les risques de guerre, le dérèglement climatique, la lutte contre la misère, la prolifération des armes de destruction massive…

Ces stratégies supposent de s’appuyer sur la capacité de l’humanité à faire face aux défis qu’elle rencontre, comme elle l’a fait au long de son histoire. Il est donc urgent de développer notre désir d’humanité. Notre action ne peut pas s’appuyer seulement sur une « heuristique de la peur » (H. Jonas). La lucidité sur la gravité des risques est en effet nécessaire, mais la peur finit par générer impuissance et angoisse. Pour faire face aux risques, nous devons miser à la fois sur « le principe espérance » et sur le « principe de responsabilité ». Nous sommes ainsi mis au défi de développer de l’imaginaire positif, du désir d’humanité. Nous sommes devant la nécessité d’un saut qualitatif qui fasse passer l’humanité à un niveau de conscience supérieure ; pas seulement une conscience rationnelle supérieure, mais l’intelligence du cœur. Nous ne sommes plus dans l’ordre de l’hominisation, mais dans celui de l’humanisation ( )."

Contribution du "Printemps de toutes les richesses" par Célina Whitaker, Le fil : ce qui compte vraiment

L’objectif de la manifestation est de redonner de la « valeur » à tout ce qui fait richesse pour chacun et pour tous, en redonnant à ce terme son sens étymologique, « force de vie ».

Aujourd’hui, ce qui donne de la valeur à nos vies n’est pas pris en compte dans les systèmes de comptabilité nationales ni dans les finances publiques, est occulté par une vision purement monétaire de la richesse. Du coup, c’est comme si ce qui est essentiel n’avait plus de valeur.
On voit bien comment ce qui a une valeur économique encadre et oriente en priorité nos vies sans que l’on en prenne conscience, comment tout ceci est devenu un « sens commun » que l’on ne s’autorise plus à questionner.

Il est donc essentiel de changer notre regard sur ce qu’on met derrière le mot richesse, sur ce qu’est le pouvoir, sur les relations de l'être humain avec la nature et avec lui-même. Nous voulons reprendre conscience que chacun de nos gestes construit nos choix de vie et oser nous ré-approprier les sujets qui nous concernent.

Le « printemps, ou l’année (!!, le siècle ??) de toutes les richesses » se propose d’ouvrir des portes, de déclencher des prises de conscience autant sur la notion de richesse et sur les mécanismes économiques que sur tout ce qui compte pour nous et fait la valeur de nos vies, sur tout ce qui œuvre pour de plus justes relations entre les êtres humains et avec la nature et la planète.

POURQUOI MAINTENANT ? Parce que les gens sont mûrs :

- l’enquête sur les modes de vie, appelée par extension avec la même enquête faite aux états unis « créatifs culturels » montre qu’il y a 17% de CC en France et 21% d’Alter créatifs, soit plus d’un Français sur 3 en attente d’autre chose d’un point de vue sociétal.

- de plus en plus d’initiatives qui réinterrogent la notion de richesse, en France et dans le Monde, et proposent de nouveaux indicateurs pour mesure les richesses, au niveau de la société civile mas aussi au niveau institutionnel, comme le conseil régional Nord Pas de Calais qui met en place l’IDH et un BIP 40 régional, et même l’OCDE qui s’est réunie les 27/30 juin 2007 à Istanbul sur « Mesurer et favoriser le progrès des sociétés » et les nouveaux indicateurs de richesse, ou encore la conférence « Beyond GDP » (Au-delà du Produit Intérieur Brut) organisée par l’Union Européenne les 19 et 20 novembre 2007.

- Le développement des expériences de micro-crédit, qui essayent une réponse pour les exclus des circuits financiers classiques (et Yunnus obtient le prix Nobel de la paix).

- L’importance grandissante des initiatives autour du développement durable, de leur médiatisation, et du caractère essentiel du bien être personnel pour faire société.

L'Enjeu : passer d’une phase pionnière à une première déclinaison globale.

D’autres propositions dans la mouvance des Dialogues en humanité

  • YRIBA : l'Arbre à palabres Exposition à la ferme du Vinatier jusqu'au 15 juin 2008 en lien avec l'hopital du Point G de Bamako et l'hopital psychiatrique le Vinatier
  • Le Printemps de toutes les Richesses
    Main d’oeuvres, lieu de création artistique et sociale. St-Ouen. Du 19 au 29 Mars 2008. Une joyeuse conspiration intitulée Produit Intérieur Doux propose en Île-de-France une série de rendez- vous (conférences, débats, projections de films, spectacles vivants, expositions, ateliers pédagogiques)sur le thème de la richesse. Avec Jean Gadrey, professeur émérite à l’université de Lille, et Vivian Labrie, porte parole du collectif "Pour un Québec sans pauvreté". En savoir plus sur :
    www.place-publique.fr
    www.mainsdoeuvres.org
  • Festival de Fès de la Culture Soufie "Orient Occident" 2ème édition du 17 au 24 avril 2008 www.par-chemins.com
  • "Croix Rousse Mai 2008" à Lyon avec la Commune de la Colline, le Crieur Public. Lancement de la reconquète mondiale.
  • Les Controverses de Rhône-Alpes 21, à partir de mai 2008, 8 conférences-débats (1 par département de la région Rhône-Alpes) sur 8 défis pour un développement durable.
  • C'Mai C'Vennes, samedi 31 mai et dimanche 1er juin , au Mont Aigoual dans le Parc National des Cévennes, par le collectif Richesse : rencontre de tous les Créatifs culturels sur le thème "Comment favoriser notre engagement commun à défendre des valeurs" avec forum ouvert et repas végétaliens et bio
  • Festival de la terre 12 au 20 juin 2008
  • 'FESTIVAL DUCH'CITY 4. 5. 6 juillet 2008 Lyon - La Duchère
  • Alter tour le 7 juillet 2008 Lyon - parc de Gerland - de 17h à 23h30
    http://www.altertour.net/
  • Défistival le 20 septembre 2008 Champs de Mars Paris avec Ryad Sallem CAPSAAA
    www.defistival.org
  • Congrès européen des revues les 26 au 28 septembre 2008 à Paris
    www.sens-public.org
  • Eurocités et développement durable 27 octobre 2008 à Lyon
    http://www.lyon.fr/
    http://www.lyon2013.eu/
  • Semaines Sociales de France à Lyon les 21, 22 et 23 novembre 2008 sur le thème "Religions et Société" (après le thème de 2007 sur le développement durable et solidaire) Présidence Jérôme Vignon (EU)
    http://www.ssf-fr.org/site-ssf
  • les Assises du développement durable (nationales et européennes), janvier 2009, Région Rhône Alpes
  • Dialogues en humanité à Pipal Tree Fire Flies mi-février 2009 Bengalore Inde avec Siddhartha
  • Avril-mai 2009 à Lille : Colloque sur le thème « Quel dialogue possible entre les porteurs de sagesse et les scientifiques ?», à l’initiative du vice-recteur de l’université des sciences et technologies de Lille, avec la participation de Kaka Vera Jacupe, Indien Vaharani,
  • Dialogues en humanité 2009 1er week-end de juillet 2009 Lyon
  • Festival du désert octobre 2009 Maroc avec Faouzi Skali.
  • Paroles des précaires, démocratie participative, 2009/2010, Région Rhône Alpes

[bg|2008/Crise-Financiere_Crise-Ecologique|5|120|sort||#ffffff]

3 juillet 2008

soirée de lancement à l'Hôtel de Ville

Accueil par Monsieur Gérard Collomb Sénateur-Maire de Lyon, Président du Grand Lyon ou son représentant

  • à 19h :
    projection du film "La marche des gueux" (2007, 50 mn)sur la marche de 25 000 paysans sans-terre indiens menés par Rajagopal.
  • de 20h à 22h00 :
    témoignages :
    • "Utopies et Résistances d'hier et d'aujourd'hui", avec Stéphane Hessel (Collège Ethique International, Ancien Résistant et Ambassadeur de France auprès des Nations Unies)
    • "Faire face à la corruption", avec Antoine Dulin (chargé des partenariats Nord-Sud pour les Scouts et Guides de France, auteur d’un rapport récent sur la corruption France-Afrique avec le CCFD)
    • "Pauvreté, écologie et spiritualité : l'Inde rurale face à la crise agricole et alimentaire", avec Rajagopal (leader d’Ekta Parishad (mouvement des sans-terres indiens), militant de la paix à l'exemple de Gandhi) et Siddhartha (Fondateur de Pipal Tree à Bengalore, Fireflies Ashram)

Soirée animée par Nathalie Calmé journaliste et auteure de plusieurs livres d'entretiens ("Gandhi aujourd'hui", "les chemins de l'espoir", "l'esprit de Fez")

4 juillet 2008

REPERONS les UTOPIES D'HIER qui SONT DEVENUES  les REALITES D'AUJOURD'HUI

la crise financière et la crise écologique, dans leur démesure, sont capable d'engendrer une gigantesque crise civilisationnelle.
Quelles sont les conditions face à un tel risque, pour que l'humanité relève ce défi et rende possible un saut qualitatif ?
Comment mobiliser nos capacités de régulation, d'anticipation et de coopération ?

Programme

Plan

Partir du texte «Sortir du mur»

Conjuguer le principe d’espérance et le principe de responsabilité

Confronter nos utopies pour susciter des désaccords féconds

Référents et participants présentis: Patrick Chamoiseau, écrivain, éducateur, Martinique, en lien avec la Maison des Passages de Lyon
Kaka Wera Jacupe (homme médecin d'Amazonie, Kaka Wera est un thérapeute de la lignée des pajés*, écrivain et conférencier au Brésil et dans d'autres pays. Il coordonne des actions humanitaires et écologiques à travers l'Institut Arapoty organisation pour la diffusion de la culture et de la médecine sacrée indigène. Il est membre du Conseil Mondial pour la Préservation de la Diversité Culturelle et des Traditions Ancestrales, récemment fondé, ayant son siège à New Delhi, Inde, présidé par Swami Dayananda, et sous le patronage du Dalai Lama.), Fazette Bordage (Centre Culturel "Mains d'Oeuvres" à Saint Ouen), Christel Hartmann-Frisch (Centre Culturel de Berlin Schlesiche 27), Marc Flecher (réseau international Entreprendre pour apprendre), Mohamed Taleb (philosophe), Robert Lion (Agrisud, ancien directeur de cabinet du Premier Ministre et DG de la Caisse des Dépôts, membre du Grenelle de l'environnement), Patrick Viveret (philosophe et conseiller maître à la Cour des Comptes), Patrick Busquet (Reporters d'espoirs)

10h/12h Le temps du débriefing pour les 3 jours ouvert au public

12h/13h30 Le temps du repas

Pique-nique libre et improvisé.

13h30/14h Le temps du lancement

Les coordinateurs de chaque journée marqueront le début des animations en expliquant les principes de la démarche.

14h/16h Le temps de la formation au discernement

[view:ateliers_liste==14]

ATELIERS

  • Construction d'une maison du dialogue, ou "Nuhé", à la manière des indiens Kogis (Colombie). Eric Julien (association Tchendukua). Collaboration potentielle : l'association Oïkos, la FRAPNA, les Compagnons, l'Amicale du Nid, l'association Unis-cité, COSI, les Scouts et guides de France
  • Témoignages de femmes de différentes régions de France et du monde à l’initiative de Parcours de femmes en humanité (PFH), Fazette Bordage (Mains d'oeuvres à Saint-Ouen), Hélène Combe (Observatoire de la Décision Publique), Nadine Chopin (Maison des Passages à Lyon), Fernanda Leïté (Centre Culturel Oeucuménique Jean-Pierre Lachaize à Villeurbanne), Christel Hartmann-Fritsch (centre culturel Schlesische 27 de Berlin) et Nadine Outin (Organisation des Droits des Enfants)
  • De 12h à 18h les bibliothécaires de la Ville de Lyon raconteront des histoires aux enfants de 2 à 10 ans, et proposeront un espace lecture (Presse, revues, Bande-dessinées.) pour les plus grands et les parents, ainsi que des albums à consulter sur place pour les tout petits
  • Comment réinventer des représentations de soi ? Avec Nadine Chopin (Présidente de la Maison des Passages) et Anne Monteil-Bauer (écrivain et metteure en scène) Réponses individuelles par écrit à un questionnaire s'interrogeant sur les représentations que nous, Femmes, avons de nous-mêmes. Quelles représentations nous offre en particuliers la littérature? Témoignage de l'auteur Anne Monteil-Bauer à propos de son roman Ecchymose.
  • Espace jeux ludothèque pour les enfants et leurs parents avec Farid L'haoua Croc'aux jeux blog I-citoyens.net"croc aux jeux"
  • Organisation d'un World Café à Lyon pour déclencher une dynamique de réflexion collective.
  • Yoga village à l’initiative de l’association Art de vivre/art of living : respirations, séances de yoga et de yoga du rire, découverte de massages ayurvédiques (Inde), musique orientale et indienne
  • Les miles de l'art en lien avec l'UNESCO : peindre une fresque en lien avec le monde
  • World Youth Forum avec l'association Art de Vivre/Art of living
  • Commerce équitable et CADR collectif organisateur du village de la solidarité à Lyon
  • Ateliers sur les expériences locales de consommation responsable, avec Myriam Carbonare (Ville de Lyon mission ESS), et de monnaie complémentaire SOL, avec Marylin Mougel (URSCOP), Célina Whitaker (Projet SOL Européen), Philippe Derruder Jacky Blanc (LA NEF)
  • Atelier "couverture vivante" à partir de la réalisation de patchwork collectif, avec l'Ecosite de la Drôme (Isabelle Slempkes, Didier Jouve)
  • Atelier "mandala de fleurs" avec l'artiste suédoise Lone Hestehave (intervenant notamment auprès des enfants autistes)
  • Ateliers de jeux avec CAPSAAA (handisport) : parcours avec les fauteuils basket et parcours en aveugle et exposition photos "A-corps/Désacords" www.capsaaa.net
  • Atelier "Conte pour la planète" avec la compagnie "La batahola de la pintura" (Association Ornithorinque) : récit autour de l'histoire de l'humanité, installation d'une yourte mongole
  • Poésie verticale avec le comédien William Mingau Darlin, à partir de textes d'Eduardo Juarros
  • Atelier "pour voir d'en haut l'agitation d'en bas" le temps de découvrir, d'apprendre l'Arbre et faire gouter le plaisir des cîmes, Accro-branche, relation de confiance entre le grimpeur et l'assureur Benjamin Rebreyend AccèsCîmes et la FRAPNA

16h/18h Le temps de la palabre

Trois scènes d'agoras seront les lieux de l'échange. Autour des "passeurs", issus de différents horizons géographiques et couvrant un champ particulier de la recherche humaine (sciences, arts, spiritualités, philosophie, politique au sens large), chacun est invité, à partir de son expérience personnelle, à venir nourrir un débat touchant une problématique humaine essentielle. Sur chaque scène sera décliné un thème précis, en lien avec le thème global de la journée.

AGORAS

agora 1 - Entreprendre plus humainement

Pour une écologie humaine dans l'entreprise / le bonheur dans l'entreprise / le besoin d'éthique dans le travail, avec Henri Jacot, Bruno Lebuhotel, Jean Clément (Chef d'entreprise à la retraite), Denis Cocquet (conseil régional Rhône-Alpes), Joel Seché (président de Séché Environnement, entreprise de traitement des déchets), Bruno Rebelle (conseiller en développement durable et solidarité internationale), Anna Malysa (conseil en stratégie d'entreprise), Thibault de Saint Simon (Corporate Social Responsability chez AVIVA France), Farida Rémila (chef d'entreprise agence Mordicus), Antoine Martin (ex-DRH groupe Danone), Marc Flecher (réseau international Entreprendre pour apprendre), Evelyne Briois (Total Petrocheicals France-Carling), François Davy (président ADECCO)

agora 2 - Construire et vivre dans des villes plus humaines

Olivier Frerot, Michel Mousel, Thérèse Rabatel (adjointe au maire de Lyon pour la parité homme/femme et aux Temps de la ville), Georges Verney-Carron (galeriste, président de Art et Entreprise,)Basil Gueorguiewsky (WWF), François Grether (architecte urbaniste, Paris - Lyon Confluence), Catherine Parmentier (Euroités), Hibat Tabib (directeur de l'AFPAD association pour la formation, la prévention et l'accès au droit, Pierrefite "ville-méditation"), Christel Hartmann-Fritsch (Centre culturel de Berlin)

agora 3 - Résistances d'hier et résistances d'aujourd'hui

Chico Whitaker (Prix Nobel de la Justice sociale et co-fondateur du Forum Social Mondial de Porto Alegre), Nurjahan Begum (general manager de Grameen Bank Bengladesh), Stéphane Hessel (Collège Ethique International, ambassadeur en France auprès des Nations Unies), Paul Tran Van Tinh (Ambassadeur de l'Union Européenne), Djura (chanteuse, écrivain et réalisatrice berbère), Eric Lesueur (Grameen Bank, Veolia), Christian Delorme (prêtre lyonnais engagé auprès des populations d'origine maghrébine, auteur de "Un prêtre catholique sur les pas de Gandhi"), Max Armanet (directeur du développement journal Libération), Juliette Esmeralda (Martinique, sociologue), les héritiers et héritières spirituels de Lucie Aubrac, Aimé Césaire, Joseph Ki-Zerbo

18h/19h30 Le temps des coopérations sur le défi du jour

Le retour à des rencontres plus intimes permettra aux participants de proposer des pistes d'actions concrètes de coopérations possibles, à partir des réflexions menées dans l'après-midi.

19h30/21h Le temps du repas

"Repas aux 1000 saveurs" à la soirée d'ouverture le 4 juillet
Pique-nique improvisé pour le 5 et 6 juillet

21h Le temps de la fête

Avec la pièce de théatre "Le radeau de la monnaie" (inspirée du rapport de Patrick Viveret "Reconsidérer la richesse") par Pierre Roba et la Compagnie de la Tribouille (http://latribouille.free.fr) et le collectif Richesse (Philippe Piau)
ainsi que des concerts, animations, étonnements, découvertes...

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084-Photos Ateliers

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084-Photos Agoras

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084-Photos Temoins

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5 juillet 2008

RENOUVELER L'IMAGINAIRE et REPERER LES POTENTIALITES CREATRICES

la crise financière et la crise écologique, dans leur démesure, sont capable d'engendrer une gigantesque crise civilisationnelle.
Quelles sont les conditions face à un tel risque, pour que l'humanité relève ce défi et rende possible un saut qualitatif ?
Comment mobiliser nos capacités de régulation, d'anticipation et de coopération ?

Programme

Plan

Recenser les réseaux, initiatives personnelles et collectives et les faire communiquer

Référents : Jean-Baptiste de Foucauld, Patrick Chamoiseau (écrivain, éducateur Martinique), Rajendra K Pachaury (Président du GIEC et Prix Nobel de la Paix 2007) (sous réserve), Pierre Zémour (Conseiller d'Etat), Pascale Spianti (Sculptures sociales), Jean Fabre (Programme des Nations Unies pour le Développement, Genève), Danielle Mitterrand (Présidente de France Libertés), Anne-France Boissenin (Musique à l'hopital), Séverine Millet (association Nature Humaine), Pierre Laronde (Festival de la Terre), Djur Djura (artiste France-Algérie-Berbère)

Toutes les journées sont organisées selon la même trame, afin de permettre à chacun de progresser personnellement sur chaque thème proposé.

10h/12h Le temps du débriefing pour samedi et dimanche ouvert au public

12h/13h30 Le temps du repas

Pique-nique libre et improvisé.

13h30/14h Le temps du lancement

Rassemblement actif des participants autour de l'arbre à palabre avec le Crieur public.

14h/16h Le temps de la formation au discernement

[view:ateliers_liste==13]

ATELIERS

  • Construction d'une maison du dialogue, ou "Nuhé", à la manière des indiens Kogis (Colombie). Eric Julien (association Tchendukua). Collaboration potentielle : l'association Oïkos, la FRAPNA, les Compagnons, l'Amicale du Nid, l'association Unis-cité, COSI, les Scouts et guides de France
  • Témoignages de femmes de différentes régions de France et du monde parcours de femmes en humanité (PFH), à l’initiative de Célina Whitaker (Collectif Richesse), Varinia Günther (étudiante en sciences politiques) Fazette Bordage (Présidente de Mains d'oeuvres à Saint-Ouen, Chargée de la mission du programme européen Nouveaux territoires de l'art à l'Institut des Villes), Hélène Combe (Observatoire de la Décision Publique), Nadine Chopin (Présidente de la Maison des Passages à Lyon), Fernanda Leïté (Centre Culturel Oeucuménique Jean-Pierre Lachaize à Villeurbanne), Christel Hartmann-Fritsch (centre culturel Schlesische 27 de Berlin) et Nadine Outin (Organisation des Droits de l'Enfant)
  • De 12h à 18h les bibliothécaires raconteront des histoires aux enfants de 2 à 10 ans, et proposeront un espace lecture (Presse, revues, Bande-dessinées.) pour les plus grands et les parents, ainsi que des albums à consulter sur place pour les tout petits
  • Proposition d’organiser un World Café à Lyon pour déclencher une dynamique de réflexion collective.
  • Espace jeux ludothèque pour les enfants et leurs parents avec Farid L'haoua Croc'aux jeux blog I-citoyens.net"croc aux jeux"
  • Yoga village à l’initiative de l’association Art de vivre/art of living : respirations, séances de yoga et de yoga du rire, découverte de massages ayurvédiques (Inde), musique orientale et indienne
  • Ateliers de jeux avec CAPSAAA et Ryadh Salem, Neezha: parcours avec les fauteuils basket et parcours en aveugle + expo photos "A-corps/Désacords" www.capsaaa.net
  • Atelier sur les 4 éléments : l'eau, l'air, la terre, le feu, avec Nadine Outin de l'Organisation des Droits de l'Enfant et Sophie Ducrez de l'association FLAMME. Sensibiliser les participants aux 4 éléments dans leur environnement extérieur, les inviter à une réflexion sur leur interaction actuelle, et son amélioration possible en vue d’un « éco-développement-durable ».
  • Les miles de l'art en lien avec l'UNESCO : peindre une fresque en lien avec le monde
  • World Youth Forum avec l'association Art de Vivre/Art of living
  • Commerce équitable et CADR collectif organisateur du village de la solidarité à Lyon
  • Découverte du SOL monnaie complémentaire, Maryline Mougel et Philippe Derruder
  • Atelier "couverture vivante" à partir de la réalisation de patchwork collectif, avec l'Ecosite de la Drôme (Isabelle Slempkes, Didier Jouve)
  • Atelier "mandala de fleurs" avec l'artiste suédoise Lone Hestehave (intervenant notamment auprès des enfants autistes)
  • Ateliers de jeux avec CAPSAAA (handisport) : parcours avec les fauteuils basket et parcours en aveugle et exposition photos "A-corps/Désacords" www.capsaaa.net
  • Atelier "Conte pour la planète" avec la compagnie "La batahola de la pintura" (Association Ornithorinque) : récit autour de l'histoire de l'humanité, installation d'une yourte mongole
  • Poésie verticale avec le comédien William Mingau Darlin, à partir de textes d'Eduardo Juarros
  • Atelier "pour voir d'en haut l'agitation d'en bas" le temps de découvrir, d'apprendre l'Arbre et faire gouter le plaisir des cîmes, Accro-branche, relation de confiance entre le grimpeur et l'assureur Benjamin Rebreyend AccèsCîmes et la FRAPNA
  • Pour une approche humaniste de l'enfance avec Catherine Dolto (médecin haptothérapeute), Ghislaine Kiejna (psychologue clinicienne - haptothérapeute), Martine Paccoud (sage femme), Yves Alembik (pédiatre généticien)

16h/18h Le temps de la palabre

Trois scènes d'agoras seront les lieux de l'échange. Autour des "passeurs", issus de différents horizons géographiques et couvrant un champ particulier de la recherche humaine (sciences, arts, spiritualités, philosophie, politique au sens large), chacun est invité, à partir de son expérience personnelle, à venir nourrir un débat touchant une problématique humaine essentielle.

Renouveler l'imaginaire et repérer les potentialités créatrices face à la crise financière, à la crise écologique qui dans leur démesure nous entraînent vers une crise civilisationnelle grave

AGORAS

agora 1 - Face à la crise financière et à la crise écologique (alimentaire, climatique, énergétique) :

passer d'un monde à l'autre Vers un nouvel art de vivre ? Le Manifeste du CIPMF (Centre International Pierre Mendes France)Jean-Paul Karsenty (économiste et historien),. Le développement des micro-crédits avec Grameen Bank Danone et Véolia, La Nef, ECIDEC, Minonkpo (Bénin), le CADR, Roland Calba (ATTAC Rhône), les Amis de la Terre, la Confédération paysanne, Marc Yor (professeur à l'université Pierre et Marie Curie, Académie des Sciences), Daniel Gbévé (directeur de MINONKPO, micro crédit au Bénin), Myriam Carbonare (présidente d'ECIDEC), Thierry Vandevelde (fondation VEOLIA et VeoliaWaterForce), Jean-Paul Karsenty (économiste et prospectiviste), Jean-Marie Albertini (directeur de recherche émérite CNRS)

agora 2 - Réinventer notre relation imaginaire à la nature,

et Vivre ensemble son rapport à la (bio)diversité culturelle, avec Béatrice Korc (réalisatrice) et Eric Plouzeau, Alain Chabrolle de la FRAPNA l'UNESCO, le CRID, la Maison des Passages, Mains D'Oeuvres, l'Association d'amitié franco-éthiopienne, AI-TI, Siddhartha (Inde, fondateur de Pipal Tree à Bengalore, Fireflies Ashram), Claude Ponti (illustrateur de livres pour enfants, dessinateur de presse), So Kalmery (chanteur et danseur de brakka, République Démocratique du Congo), Faouzi Skali (docteur en anthropologie, éthnologie et sciences des religions, fondateur des rencontres du Festival de Fès et de la culture soufie "Orient-Occident"), Pascal Picq (paléoanthropologue au Collège de France), Kiflé Sélassié Beseat (Ethiopie, ancien directeur du patrimoine UNESCO), Lionel Zinsou (Bénin, administrateur de la Banque Rotchild)

agora 3 - La stratégie du Colibri

Réflexions sur les motivations à l'action, le passage de l'individuel au collectif (interaction transformation personnelle et transformation collective, cohérence entre action personnelle et action collective, sociale ou professionnelle...) Sommes nous capables de construire des alliances durables à partir des potentialités créatrices répérées ? Qu'est-ce que cela signifie pour nous en termes de changement culturel profond et d'organisation sociale? Les expériences terrains des intervenants et la sagesse qu'ils en ont tiré seront le fondement des débats
Avec Séverine Millet (Nature Humaine), Ivan Maltcheff (Collectif Richesse), Catherine Dolto (haptothérapeute), Eric Julien (association Tchendukua, Colombie, co-fondateur de l'Alliance pour la planète), Lan Huong (journaliste, Vietnam), Caroline Quazzo (a piloté le projet cantine bio des crèches parentales parisiennes), Terre et Humanisme, Anna Malysa, François Lerique (bureau du réseau des AMAP d'Ile de France et co-fondateur de deux AMAP), Tapas Bhatt (Inde, Auroville, thèse sur l'éco-féminisme)

18h/19h30 Le temps des coopérations sur le défi du jour

Le retour à des rencontres plus intimes permettra aux participants de proposer des pistes d'actions concrètes de coopérations possibles, à partir des réflexions menées dans l'après-midi.

19h30/21h Le temps du repas

Pique-nique improvisé et saveurs du monde

21h Le temps de la fête

Avec la pièce de théatre "Le radeau de la monnaie" (inspirée du rapport de Patrick Viveret "Reconsidérer la richesse") par Pierre Roba et la Compagnie de la Tribouille (http://latribouille.free.fr) et le collectif Richesse (Philippe Piau)
ainsi que des concerts, animations, étonnements, découvertes...

Représentation musicale avec So Kalmery (République démocratique du Congo)

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085-Photos Ateliers

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085-Photos Agoras

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6 juillet 2008

CONSTRUIRE UNE POLITIQUE DE L'HUMANITÉ

Dimanche 6 juillet au Centre de Congrès de Lyon à la cité internationale de 14h à 22h

la crise financière et la crise écologique, dans leur démesure, sont capable d'engendrer une gigantesque crise civilisationnelle.
Quelles sont les conditions face à un tel risque, pour que l'humanité relève ce défi et rende possible un saut qualitatif ?
Comment mobiliser nos capacités de régulation, d'anticipation et de coopération

Programme

Plan

Réhabiliter l’utopie d’un « humanisme radical »

Faire de l’art de vivre un enjeu politique.

10h/12h Le temps du débriefing pour dimanche ouvert au public

12h/13h30 Le temps du repas

Pique-nique libre et improvisé.

13h30/14h Le temps du lancement

Les coordinateurs de chaque journée marqueront le début des animations en expliquant les principes de la démarche.

14h/16h Le temps de la formation au discernement

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ATELIERS

  • Construction d'une maison du dialogue, ou "Nuhé", à la manière des indiens Kogis (Colombie). Eric Julien (association Tchendukua). Collaboration potentielle : l'association Oïkos, la FRAPNA, les Compagnons, l'Amicale du Nid, l'association Unis-cité, COSI, les Scouts et guides de France
  • Témoignages de femmes de différentes régions de France et du monde à l’initiative de Parcours de femmes en humanité (PFH), Fazette Bordage (Mains d'oeuvres à Saint-Ouen), Hélène Combe (Observatoire de la Décision Publique), Nadine Chopin (Maison des Passages à Lyon), Fernanda Leïté (Centre Culturel Oeucuménique Jean-Pierre Lachaize à Villeurbanne), Christel Hartmann-Fritsch (centre culturel Schlesische 27 de Berlin) et Nadine Outin (Organisation des Droits de l'Enfant)
  • De 12h à 18h les bibliothécaires raconteront des histoires aux enfants de 2 à 10 ans, et proposeront un espace lecture (Presse, revues, Bande-dessinées.) pour les plus grands et les parents, ainsi que des albums à consulter sur place pour les tout petits
  • Atelier sur les 4 éléments : l'eau, l'air, la terre, le feu, avec Nadine Outin de l'Organisation des Droits de l'Enfant et Sophie Ducrez de l'association FLAMME. Sensibiliser les participants aux 4 éléments dans leur environnement extérieur, les inviter à une réflexion sur leur interaction actuelle, et son amélioration possible en vue d’un « éco-développement-durable ».
  • Espace jeux ludothèque pour les enfants et leurs parents avec Farid L'haoua Croc'aux jeux blog I-citoyens.net"croc aux jeux"
  • Yoga village à l’initiative de l’association Art de vivre/art of living : respirations, séances de yoga et de yoga du rire, découverte de massages ayurvédiques (Inde), musique orientale et indienne
  • Ateliers de jeux avec CAPSAAA et Ryadh Salem, Neezha: parcours avec les fauteuils basket et parcours en aveugle + expo photos "A-corps/Désacords" www.capsaaa.net
  • Les miles de l'art en lien avec l'UNESCO : peindre une fresque en lien avec le monde
  • World Youth Forum avec l'association Art de Vivre/Art of living
  • Commerce équitable et CADR collectif organisateur du village de la solidarité à Lyon
  • Découverte du SOL monnaie complémentaire avec Maryline Mougel et Philippe Derruder
  • Atelier "couverture vivante" à partir de la réalisation de patchwork collectif, avec l'Ecosite de la Drôme (Isabelle Slempkes, Didier Jouve)
  • Atelier "mandala de fleurs" avec l'artiste suédoise Lone Hestehave (intervenant notamment auprès des enfants autistes)
  • Ateliers de jeux avec CAPSAAA (handisport) : parcours avec les fauteuils basket et parcours en aveugle et exposition photos "A-corps/Désacords" www.capsaaa.net
  • Atelier "Conte pour la planète" avec la compagnie "La batahola de la pintura" (Association Ornithorinque) : récit autour de l'histoire de l'humanité, installation d'une yourte mongole
  • Poésie verticale avec le comédien William Mingau Darlin, à partir de textes d'Eduardo Juarros
  • Atelier "pour voir d'en haut l'agitation d'en bas" le temps de découvrir, d'apprendre l'Arbre et faire gouter le plaisir des cîmes, Accro-branche, relation de confiance entre le grimpeur et l'assureur Benjamin Rebreyend AccèsCîmes et la FRAPNA
  • Pour une approche humaniste de l'enfance avec Catherine Dolto (médecin haptothérapeute), Ghislaine Kiejna (psychologue clinicienne - haptothérapeute), Martine Paccoud (sage femme), Yves Alembik (pédiatre généticien)

16h/18h Le temps de la palabre

Trois scènes d'agoras seront les lieux de l'échange. Autour des "passeurs", issus de différents horizons géographiques et couvrant un champ particulier de la recherche humaine (sciences, arts, spiritualités, philosophie, politique au sens large), chacun est invité, à partir de son expérience personnelle, à venir nourrir un débat touchant une problématique humaine essentielle. Sur chaque scène sera décliné un thème précis, en lien avec le thème global de la journée.

AGORAS

agora 1 - Reconsidérer la richesse :

le Produit Interieur Doux, le Collectif richesse, CADR, Mains d'Oeuvres, le réseau FAIRE (les nouveaux indicateurs de richesse), Jean Fabre (Genève, Programme des Nations Unies pour le Développement), André Abreu (Brésil, France Libertés), Henryane de Chaponay (CED, Amérique Latine), Jean-Baptiste de Foucauld (ancien commissaire au Plan, président-fondateur de l'association Solidarités nouvelles face au chômage), Hugues Puel (économiste, auteur de "Economie et Humanisme"), Chris Laroche (proviseure du lycée Brossolette de Villeurbanne), Didier Jouve (vice-président au développement durable de la Région Rhône-Alpes).

agora 2 - Réinventer notre futur

Des technologies pour rêver le futur : La question humaine et la société de l'information, la révolution du vivant, internet coopératif, nanotechnologies..., avec Gilles Berault (ACIDD), Jean Pouly (Agence internationale de solidarité numérique), Daniel Jover (APRISE-Promocions, Barcelone, réseaux de savoirs), Emilie Bret (Région Rhône-Alpes), Pierre Zemor (Conseiller d'Etat), Catherine Trautmann (députée européenne, vice-présidente de la Communauté Urbaine de Strasbourg), Albert Jacquard (généticien), Ryadh Sallem (triple champion d'Europe de Basket Fauteuil et Président CAP-SAAA), Catherine Vidal (neurobiologiste, spécialiste des rapports hommes/femmes), François Auguste (vice-président de la Région Rhône Alpes à la démocratie participative), Dorothée Benoit-Browaeys (journaliste, Viagora association pour le débat public sur les technologies du vivant)

agora 3 - Construire ensemble le Récit de demain

Comment s'adapter à un monde qui change, dans nos têtes mais aussi face aux enjeux du climat, aux grandes migrations ? Comment être acteur dans un monde qui bouge ? Nous avons besoin d'imaginer ensemble une cohérence pour demain. Proposons de la fonder sur la richesse de nos diversités face aux défis auxquels l'humanité est confrontée. Nous pouvons répondre en mobilisant l'intelligence collective. Par exemple, il est possible si nous le voulons d'organiser de façon la plus humaine les grandes migrations (climatiques ...)
Patrick Viveret (philosophe, conseiller-maître à la Cour des Comptes, auteur de "Pourquoi ça ne va pas plus mal ?" et "Reconsidérer la richesse"), Pierre Radanne (président de l'association 4D), Gérard Magnin, Robert Lion, Michel Mousel, le projet Couverture Vivante avec Isabelle Slempkes (Ecosite de la Drôme), Doris Buttignol (cinéaste documentaire, réalisatrice du film Voyage en mémoire indienne sur la déforestation au Canada), Mona Savard (Chef Entreprise Arc Informatique, Canada), Dr Tiécoura Traoré (économiste, collectif de citoyens maliens Cocidirail, Mali - sous réserve), Dr Barbara Glowczewski (directrice de recherches CNRS, anthropologue, auteur de multimédias avec les aborigènes d’Australie), Didier Jouve (vice-président région, développement durable - sous réserve), Jacky Darne (vice-président du Grand-Lyon

  • Parcours de femmes en humanité avec le collectif des habitantes du quartier Saint-Jean de Villeurbanne, Sculptures Sociales et Mains d'Oeuvres Paris et région parisienne, des femmes engagées au Vietnam, au Québec et au Bénin, des femmes nominées pour le Prix Nobel de la Paix 2005

18h/19h30 Le temps des coopérations sur le défi du jour

Le retour à des rencontres plus intimes permettra aux participants de proposer des pistes d'actions concrètes de coopérations possibles, à partir des réflexions menées dans l'après-midi.

19h30/21h Le temps du repas

"Repas aux 1000 saveurs" à la soirée d'ouverture le 4 juillet
Pique-nique improvisé pour le 5 et 6 juillet

21h Le temps de la fête

Avec la pièce de théatre "Le radeau de la monnaie" (inspirée du rapport de Patrick Viveret "Reconsidérer la richesse") par Pierre Roba et la Compagnie de la Tribouille (http://latribouille.free.fr) et le collectif Richesse (Philippe Piau)
ainsi que des concerts, animations, étonnements, découvertes...

Représentation musicale avec So Kalmery (République démocratique du Congo)

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086-Photos Ateliers

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086-Photos Agoras

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Ce que sont les dialogues en humanité?

Journée Comité d’orientation (témoignage d'une participante - novembre 2008)

NB : Eléments mis en forme à partir de la seule journée d’échanges du 7 novembre 2008 – en dehors de toute documentation complémentaire…

[toc]

Ce que sont les dialogues en humanité :

Finalement c’est une question qui soulève (encore) le débat après plusieurs années d’existence.

Les Dialogues en Humanité sont-ils un événement ? Des événements ?

Les Dialogues en Humanité sont-ils un mouvement ?

Les avis sont notamment partagés sur l’essence même des dialogues, et donc leur(s) objectif(s). La notion d’ « espace d’échanges autour de la question humaine », volonté historique de la création des Dialogues, fait l’unanimité. Est-ce seulement un espace / un temps d’échange sous forme d’agoras, d’ateliers ? A ce sujet les avis diffèrent. Certains estimant que c’est une fin en soi. D’autres souhaitant inscrire l’action de Dialogues en Humanité dans un objectif de transformation sociale.

Les échanges générés par les journées « Dialogues en Humanité » apportent à chacun un « bénéfice », un « enrichissement » personnel (termes controversés de nos jours…). Cet apport, selon les premiers, peut constituer une fin en soi car les Dialogues invitent à un changement de posture dans la relation à l’autre. La qualité relationnelle des Dialogues est d’ailleurs largement soulignée. Ce changement de posture, dans un esprit d’égalité de contribution (chacun étant expert de la question humaine), peut être durable et se poursuivre hors Dialogues. Ce changement opéré ne serait-il pas alors un 2nd objectif des Dialogues ? Force est de constater en effet que les échanges réellement équilibrés dans notre société -où les interlocuteurs sont dans une posture d’égal à égal- sont plutôt rares. N’y-a-t-il donc pas de façon sous-jacente chez chacun des membres actifs des Dialogues une volonté d’impacter malgré tout la société ? La question reste ouverte… certains recherchant avant tout leur propre bien-être procuré par ces rencontres.

Les Dialogues en Humanité sont un forum d’échanges…

Il émerge toutefois, chez d’autres membres actifs du comité d’orientation, en parallèle du maintien de cet espace facilitateur d’échanges, une volonté d’aller au-delà en visant la transformation sociale. Au-delà de l’événementiel se met alors en place une logique de mouvement, qui doit s’accompagner d’une logique de concertation, pour parvenir à une problématique politique. Pour une mise en musique potentielle d’un « Yes we can » ?

Les Dialogues en Humanité seraient alors mouvement…

Qui participe aux Dialogues ?

La question de l’humanité relevant de chaque « Humain », par définition, chacun est invité à participer aux Dialogues. Pour autant, les Dialogues, essentiellement 3 journées de rencontre actuellement, sont limités par des aspects logistiques : la forme actuelle dans le merveilleux cadre du Parc de la Tête d’Or ne saurait accueillir des millions de visiteurs. L’accès aux Dialogues n’est-il pas limité également par l’absence de définition précise de leur objet-même ? La question se pose. Il est en effet possible d’imaginer que si l’objectif de transformation sociale était vraiment affiché, il pourrait entraîner la volonté de communiquer auprès d’un plus grand nombre, de sorte à multiplier les voies, les porteurs d’impact. Il est vraisemblable que la fréquentation des Dialogues est directement liée au plan de communication actuel (que je ne connais pas). En outre chaque visiteur du Parc de la Tête d’Or, peut participer, au pied levé, aux échanges.

Des personnalités, des « célébrités », participent, contribuent également aux Dialogues. L’originalité, la force des Dialogues résident dans l’absence de casquettes de ces personnalités qui contribuent comme tout un chacun, ni plus, ni moins… Tout au moins est-ce la philosophie affichée, qui à quelque fois été mise à mal semble-t-il.
Par ailleurs, il est remarquable de constater deux postures fondamentalement différentes au sein des membres actifs des Dialogues.

Certains se sentent initiés, éclairés, éveillés, vraisemblablement de façon inconsciente, « trahis » par le langage. Mais ainsi, se placent en tant que porteurs particuliers de messages, d’attitudes, de sens. Et sont dans une posture de transmettre, voire d’amener un public à un changement de mode de pensée…

La place de la pédagogie a ainsi été discutée. A-t-elle ou non sa place ?

D’autres affirment avec force qu’aucun n’a « plus » à apporter que l’autre en raison du fondement : « Contrairement à toutes les autres questions, la question humaine n’a aucun expert : elle est l’affaire de tous et de chacun d’entre nous ». L’enjeu est bien d’échanger des expériences, des avis.

Pour autant il est vraisemblable que des participants lambda arrivent d’abord dans une posture de réception, l’un des enjeux étant sans doute que progressivement ils  passent « en mode émission » afin d’équilibrer l’échange, le dialogue, encouragés par les propos des grands témoins d’humanité…

Les Dialogues en Humanité sont une croisée de chemins, un carrefour d’échanges…

Les Dialogues et les réseaux ?

Les Dialogues peuvent être perçus comme caisse de résonnance d’associations, de mouvement corolaires. Bien implantés et jouissant d’une certaine notoriété, les Dialogues peuvent en effet permettre à des « plus petits » de se faire entendre.

Les Dialogues en Humanité seraient alors tremplin…

Les Dialogues s’inscrivent, par ailleurs de fait, logiquement, dans un plus vaste réseau dans lequel gravite mouvements, associations, courants, forums…

Les Dialogues en Humanité seraient alors brique d’un plus vaste édifice…

Le statut des Dialogues

La question du statut des Dialogues est d’actualité, notamment pour des raisons matérielles – perception de subvention.

Mais au-delà du motif matériel déclencheur de cette réflexion, le sujet soulève de façon prégnante les questions de l’objet, de l’essence, des objectifs des Dialogues en Humanité. La réponse à ces questions pourrait être une discussion préalable au choix de la forme de constitution. La réflexion s’amorce finalement sur la pointe des pieds semble-t-il, dans une certaine appréhension de figer les choses. Comme si définir un objet, clarifier les objectifs faisaient prendre le risque d’une perte de spontanéité, d’originalité…

Toutefois, si ce sujet n’est pas éclairci au préalable, certains choix de forme, a contrario, par exemple l’association, vont imposer de fait la définition précise de l’objet par la rédaction des statuts.

Dans tous les cas, la réflexion et l’échange entamés semblent amener à une clarification de l’objet, même si l’une des conclusions peut très bien être le statuquo en terme de forme et / ou de fonctionnement.

Les Dialogues en Humanité,
une philosophie claire, des contours qui se dessinent…

Laure Vallade

Chants en humanité

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Concert Djur-Djura

Djura (cinéaste, chanteuse, écrivaine, fondatrice du groupe berbère Djur Djura,  porteuse d'un projet d'opéra des cités)

Elle s’est élevée très tôt contre la condition de la femme kabyle et de la femme algérienne en général.
Quand d’autres chanteuses chantaient la beauté de la femme arabe et des chansons à l’eau de rose, elle, elle disait à ses soeurs qu’il fallait briser le joug du machisme et des traditions, mieux que ça elle a apporté aussi un sang nouveau sur le plan musical : le son Djura ", analyse Yacine Berkani, critique musical algérien.

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Forum Jeunes

Premier Forum Jeunes en humanité à Lyon

Le Forum de la Jeunesse en Humanité s’inscrit dans la lignée des « World Youth Forum – Ethique dans le monde des affaires» au Parlement Européen de Bruxelles (2007) et de Strasbourg (automne 2008) organisés par l’Association Internationale pour les Valeurs Humaines.

C’est une première en France. Il représente une opportunité pour 40 jeunes de 18 à 30 ans (étudiants, jeunes chefs d’entreprises, militants associatifs, jeunes leaders issus des quartiers populaires) d’engager une réflexion féconde et une action concrète en rapport avec les grands défis de l’humanité.

Pendant 7 jours, cette formation, active et dynamique, s’est articulée autour de

  • Sessions de transformation personnelle :
    qui visent à renforcer les capacités d'action, les aptitudes au travail collectif, la gestion du stress, la confiance en soi.
    Car comme l'affirmait ce grand acteur du progrès social qu'était Gandhi :
    « Soyez le changement que vous voulez voir dans ce monde »
  • Témoignages-débats :
    pour explorer les véritables enjeux du développement durable grâce aux réflexions d'intervenants professionnels et spécialisés sur ces questions, et se construire une vraie culture du développement durable ;
  • Ateliers d'action :
    des temps en équipe pour imaginer, concevoir et structurer une action collective concrète en lien avec les enjeux de la société contemporaine sur plusieurs thématiques possibles :

    • le changement climatique (« Lyon +6° ») ;
    • la finance solidaire (« A quoi sert l'argent ») ;
    • l'éducation participative (« Science Académie ») ;
    • l'entreprise comme acteur de transformation sociétale (avec le CJD Centre des Jeunes Dirigeants, Lyon).
      Tous ces ateliers seront coordonnés par des professionnels
  • Temps festifs et ludiques, temps de partages et de créativité.

 Une occasion de faire rimer transformation individuelle et transformation sociale, développement personnel et développement durable.

Video changement climatique (« Lyon +6° »)

Lyon +6 degrés
envoyé par jjancel

 

Présentation Forum Jeune en Humanité (fichier pdf 115Ko).

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Réactions 2008

Belles propositions et constructions

Tout d'abord, l'atelier des Mandalas fut une belle expérience j'avais expérimenté d'autres du même esprit, .comme je l'ai évoqué ce matin, cet atelier peut nous faire cheminer plus loin sur le chemin le moins fréquenté...

Je propose

  • une préparation à l'atelier avec une   l'intentionnalité au début par une méthode respiratoire et  d'autres approches
  • la conception du mandala , chaque jour
  • la reliance avec  les participants le dernier jour
  • Feed back et prise de conscience d'un accomplissement commun

 La criée une idée originale qui a enthousiasmée la plupart des personnes
Toilettes sèches vraiment appréciées
Le programme était intense et ce sentiment de n'avoir pas eu asez de temps d'intégration
Peut on  l'alléger afin de permettre de faire plus d'ateliers et assister à plus d'agoras,
comment peut-on concentrer l'énergie  de la rencontre par l'ouverture et la Clotûre,
Vivre ces journées de manières fraternelles dans la joie et la prise de conscience de poser un acte.

Belle Initiative la Nuhée bravo.

Proposition Atelier sur la famille générations de 7 à 77 ans...
La famille du futur...
Construire ensemble la maison du futur...
Proposition de Faouzy Skali . (Jeûne)

Je garde le doux souvenir de belles rencontres porteuses d'espérance

Aussi le Slogan, Voyons Grand , commençons Petit  Agissons vite (GPA) nous permettra d'aller à L'Essentiel... Source de vie
Avec tout mon coeur, La question humaine commence par là !

Myriam ABTROUN

Anecdotes

Histoire N° 1 Vendredi 4 juillet de 16H à 18H

Il me semble que je n’ai pas vécu trois jours et demi de suite aussi merveilleux que ceux que je viens de vivre.
Les dialogues en Humanité m’ont permis de vivre des moments d’une intense émotion. Il n’y avait là que des personnes emplies d’humanité : invités, organisateurs, participants, bénévoles, tous unis dans un même élan de solidarité.
J’ai moi-même eu le plaisir et la chance de me trouver auprès d’une femme exceptionnelle, Nurhajan Begum pour laquelle j’ai traduit en simultané les débats autour du thème « Utopies et Résistances » sous un arbre à palabre qui rappelait étrangement les réunions dans les villages pour écouter les griots ou résoudre les problèmes du quotidien dans diverses régions d’Afrique.
Ces brillants esprits, rassemblés là pour donner humblement leur vision du monde actuel et nous entraîner vers celui de demain, dévoilèrent, avec honnêteté et beaucoup d’intelligence, leurs propres définitions de l’utopie.
Il émanait une grande paix dans cette discussion ouverte et libre.
Et moi, je me tenais près de cette très belle femme, si fluette, si gracile et je me sentais toute petite à côté de cette grande dame de la finance. Madame Begum, toute de vert vêtue et qui avait apporté pour l’occasion un châle noir. Ma bouche chuchotait près de son oreille en instantané les propos des participants. Soudain, le soleil dardant ses rayons intensément sur nous. Madame Nurhajan Begum me confia alors, dans un geste d’une incroyable douceur son châle que je posai religieusement sur mes genoux. Très émue j’eus conscience tout au long de ma traduction du contact du vêtement d’une femme incroyablement humble et pourtant d’une telle force !
A la fin des deux heures de débat, Madame Nurhajan Begum s’est levée, elle s’est retournée vers moi, elle m’a d’abord serré la main en me remerciant de son beau regard puis m’a embrassée très chaleureusement. J’avais facilité la communication en n’étant qu’un petit canal mais cela lui permit d’être véritablement intégrée, en sa qualité de femme d’abord parmi tous ces hommes et ensuite en sa qualité de directeur général de la banque Grameen dans cet échange international. Normalement, un interprète ne travaille pas plus d’une demi-heure en simultané. J’ai fait cela deux heures durant, sans même m’en rendre compte, tant le sujet et les personnes qui participaient m’ont donné des ailes. Je n’ai ressenti aucune fatigue après. Traduire est en soi une grande responsabilité puisqu’il s’agit de transmettre aussi fidèlement que possible non seulement les mots mais aussi la pensée.
Je suis très fière d’avoir pu participer à ces dialogues en Humanité.

Histoire N° 2 Dimanche 6 juillet 2008

J’ai vécu un autre évènement exceptionnel. Le dernier jour des dialogues en Humanité, je voulais acheter le livre de Siddharta entre autres et me le faire dédicacer par cet homme avec lequel j’ai eu la chance de pouvoir échanger durant les trois jours. Il faut reconnaître qu’il nous raconta le premier soir une histoire courte mais profonde. En effet, il explique qu’il y a deux petits oiseaux sur une branche. L’un, très affairé, s’active et n’arrête pas de bouger et de s’occuper. L’autre quant à lui ne bouge pas et ne fait qu’observer l’oiseau qui s’affaire. Siddharta conclut que ces deux oiseaux sont un seul et même oiseau et qu’ils représentent juste les deux parties de nous même, la partie tournée vers le monde extérieur et l’autre partie, tournée vers nous même, vers notre monde intérieur… Et que la plupart du temps, nous nous occupons beaucoup plus de notre extérieur que de notre intérieur, de notre vie matérielle plutôt que de notre vie spirituelle. Une histoire qui fait réfléchir.

Mais j’étais occupée à donner un coup de main pour les mandalas de fleurs et je voulais une fois que j’aurai fini, m’arrêter à la librairie pour l’acheter.
Je passe devant une table où est assis Siddharta et je vois qu’il tient à la main un livre, celui que je souhaite acheter « Lettres du Gange ».
Je lui dis que je vais vite à la librairie puisqu’il est là et que je lui rapporte un livre à me dédicacer. Il me dit que ce n’est pas la peine, et que le livre qu’il tient à la main est pour moi.
Une amie bénévole avait déjà acheté ce livre pour moi. Elle était allée trouver Siddharta pour lui demander s’il pouvait me le dédicacer avant qu’elle ne me l’offre. Et Siddharta avait donc eu assez de temps et surtout du cœur pour m’écrire un mot extraordinaire que je relis depuis avec grand plaisir même si j’en ai fini la lecture.

A méditer…

Je souhaite à cette occasion revenir sur une histoire simple de ce livre mais dont le sens est facile à comprendre.
Il s’agit de fourmis, toutes entassées les unes sur les autres et formant une espèce de pyramide. Une fourmi à l’écart se demande ce qui se passe et rejoint la foule, ou plutôt le tas de fourmis en train de s’activer. Elle comprend que chacune grimpe sur les autres afin d’accéder au sommet. Dans la lutte beaucoup sont écrasées et meurent. Finalement et totalement par hasard, dans la cohue générale, une fourmi se trouve propulsée tout en haut et elle s’écrie :

« Mais, il n’y a rien de plus là-haut, il n’y a rien d’extraordinaire à voir ! » ...  A méditer ...

J’ai été très touchée du geste de cette amie qui avait eu une telle attention et avait déjà tout organisé à l’avance en complicité avec Siddharta. Merci Alicia, Merci Siddharta.

Sophie Gerspacher

Atelier Mandala

Bilan, Atelier Mandala pour “Dialogues en Humanité” Lone Hestehave

Voilà, que je reviens à Paris après un long été plein de belles surprises. Je vais essayer de conclure l’expérience de “Dialogues” (m’excuse pour l’orthographie, mais mon correcteur d’ortho bugge en ce moment… il ne fonctionne qu’en anglais).

Pendant le travail de création :

Chaque jour j’ai commencé par expliquer ce qu’est mon approche de mandala ; un travail de création et de guérison individuel et collective dans un cercle de paix (même principe que la Roue de Médecine chez les Amérindiens). Quand on travaille sur sa propre guérison, on travaille aussi la guérison de l’humanité et de la terre.

Vendredi

Démarrage par un groupe scolaire d’envir. 15 enfants. Energie très intense, un peu chaotique au début, mais en canalisant, les enfants sont bien entrés dans la construction. Energie vivante et joyeuse. 5 adultes ont travaillé en solo et 3 adultes en binôme avec leur enfant. Une trentaine de personnes ont passé, regarder et/ ou poser des questions. Ils sont été surpris d’apprendre qu’il est possible de travailler sur sa propre guérison et pour la terre simultanément. Plusieurs personnes souhaitent revenir avec enfants/ amis pendant le week-end.

Le mandandala n’étant pas terminé (il restait des espaces vides) reste à finir le samedi.

Samedi

Au début, un cercle d’environ 12 personnes. Puis, des gens sont arrivés progressivement. Après échange, et accord du groupe, je les ai proposé de prendre place à l’intérieur du cercle au fur et à mesure de leur arriver. La construction s’est fait dans un courant harmonieux. La communication était intense, partant de l’étonnement des uns et des autres, en découvrant la richesse des créations différentes et la simplicité dans les partages. Plusieurs personnes ont été surpris par la sensation de douceur, par la beauté et la profondeur accompagnant le travail. A la fin, les personnes du groupe ont témoigné d’une sensation de bien-être, de plénitude et de richesse intérieure.

Les personnes qui sont arrives la dernière heure ont complété le mandala du vendredi, qui a été terminé.

Bcp de personnes sont passé, posant des questions. C’était très intense pour arriver à gérer en même temps la gestion du groupe et rester disponible pour la communication avec les gens qui passait.

Dimanche

- La construction a commence par un groupe d’env. 15 personnes. Des gens sont arrivés pour participer tout au long du travail. Je les ai intégré en prolongeant les 4 axes (à l’extérieur du cercle), puis à l’intérieur du cercle. Ca communiquait beaucoup, autour de l’énergie de guérison et d’ouverture. Les gens parlaient de leurs difficultés et de leurs expériences. Petit à petit l’énergie est devenue légère, joyeux et doux. Une belle complicité s’est installée dans le groupe. Les personnes qui ont participé disaient avoir vécu une expérience très poétique, ils se sentaient habité par une sensation de richesse, d’émerveillement et d’unité.

Heureusement j’avais demandé deux filles bénévoles de m’assister pendant l’atelier. Il y avait énormément de passage… des gens qui avait du plaisir a observer, discuter et questionner (cela restait très intense pour la gestion du groupe et pour la communication).

Pendant le travail du 3 jours, plusieurs personnes sont entrées dans des constructions chaotiques, où j’ai ressenti la présence de la souffrance (dans la partie de construction individuelle). En les interrogant (à part, un par un) ils ont confirmé qu’il y avait en effet, la présence d’énergies difficiles. Après d’avoir expliqué ma démarche professionnelle (d’art thérapie), j’ai proposé un accompagnement spécifique dans le cadre du travail de groupe. Chacun a retravaillé sa structure en y mettant plus de conscience dans la construction pour arriver à transmuter l’énergie. A la fin, ces personnes ont évoqué, une transformation structurante, accompagné par un ressenti de libération / apaisement et la légèreté qui en découlait.

Les Agoras

- J’ai été inscrite dans l’Agora pour les artistes. Je m’imaginais que les artistes allaient se réunir pour poser le cadre, échanger des idées et les points forts avant le démarrage.

Au démarrage, la parole des artistes partait dans un registre émotionnel ; témoignages par plusieurs artistes qui avait du mal à trouver leur place dans notre société (et ainsi du mal à donner du sens à leur pratique). Le ton est monté assez vite, devenant revendicateur et agressif, on tournait en rond, sans issue. La tension qui s’installait faisait que c’était difficile de poser des questions/ faire des commentaires qui pourrait permettre de changer le cheminement de la parole.

Soit en témoigner de mon expérience, j’attendais avec impatience que le régulateur canalise la parole. Vue que cela ne venait pas, et avec la qui tension montait, un des artistes s’est mis à raconter un récit passionné, sa vie intime … le public était tellement capté que je ne me suis pas senti de l’interrompre… je pensais qu’elle allait venir à parler aussi de sa place d’artiste et de sa pratique en lien avec la société… elle a parlé jusqu’au bout de son histoire personnelle.

J’étais frustré la fin, ayant la sensation qu’aucun d’entre nous (artistes) n’avait réussi à nourrir le cercle de façon constructeur par nos expériences différents.

Dans les autres Agoras (où j’ai assisté), il y a eu quelques récits d’expérience riches et passionnants. Mas pour les discussions plus conceptuelles j’ai trouvé qu’il y avait un manque d’écoute et de lien entre les personnes qui participait, faisant que c’était difficile de suivre le fil, et de développer les thèmes plus en profondeur.

Réflexions par rapport à l’atelier Mandala : Je n’avais pas l’habitude d’avoir un aussi grand public pendant le travail. Le passage de gens demande beaucoup d’attention, pour être vraiment disponible pour les questions et les échanges.

Il aurait été bien de former quelques bénévoles à ce principe de travail (= les faire vivre l’expérience + transmission de connaissances de base), afin qu’ils puissent m’aider à gérer les situations les plus simples (circulation de gens, gestion de matériaux, transmission de connaissances de base pour les personnes qui arrivent en cours de travail… ) afin que je puisse être plus disponible pour les situations qui demandent plus d’investissement. (La formation prendra ½ journée). J’espère qu’il sera possible en 2009 de prévoir dans l’organisation quelques (2 à 3 ) personnes qui peuvent m’accompagner dans l’atelier Mandala pendant les jours de l’événement.

Oui, je souhaite vivement reconduire l’expérience. Les thèmes “Vivre le temps”, “revisiter nos mémoires pour construire la vie” et l’intelligence du Coeur” me parlent beaucoup sachant que ma spécialité, en parallèle avec l’art-therapie, c’est d’accompagner dans un travail sur les mémoires émotionnelles et “archétypales” (expansion de conscience). Ce travail permet d’harmoniser et équilibrer les énergies intérieurs conflictuelles et/ ou contradictoires, d’apaiser le mental et ouvre vers une plus grand conscience de soi… vers la conscience du Coeur.

Pour 2009 j’imagine que le travail de l’atelier Mandala se fait en 2 temps. La 1ère partie (de la création) peut être des mandalas de purification ; travaillant sur 1 mémoire “d’ombre” dans le cercle de guérison. La deuxième partie, je le vois comme une création célébrant notre mémoire la plus heureuse, en forme de “petites pirogues” faite de feuilles et des fleurs, qui vont voguer sur l’étang autour de l’île (à vérifier si cela sera accepté par l’intendance du parc). Dès que le projet sera travaillé, je vous l’envoie.

Le fonctionnement d’Agoras : Il me semble important que les personnes qui animent l’Agora, le prépare ensemble, posant un cadre avec une intention commune, qui permet de mieux canaliser la parole.

Il est très difficile d’échanger en groupe à un niveau profond, si le cadre n’offre pas d’outil qui permet de relier les gens les uns aux autres, car beaucoup d’êtres fonctionnent avec une pensée de connaissance, de maîtrise et de pouvoir. Par mon expérience d’accompagnatrice j’ai souvent constaté que la connaissance sans la conscience a une tendance à amener à une pensée mentale de séparativité.

J’anime des groupes de créativité pour des personnes en difficulté depuis 12 ans, et c’est très clair que la “réussite” de chaque séance dépend du cadre que je pose au départ. L’enjeu étant de créer une cohérence d’unité, connecter avec l’écoute du coeur pour que chacun puisse créer et s’exprimer librement en se sentant respecté, que le travail soit nourri d’un énergie positif et constructeur qui tient compte de l’harmonie de l’ensemble du groupe.

Cela se fait en mobilisant la présence et la sensibilité par une écoute active afin de faciliter la création d’un lien de coeur à coeur entre les participants, leur permettant de se connecter à une énergie qui ouvre vers une pensée / conscience collective.

CONCLUSION

J’étais heureuse de vivre cette expérience. Le contact avec le public, les échanges et le retour de gens a été enrichissant. Les personnes que j’ai rencontrées étaient très touchées par la force, la profondeur et la beauté, émues par la dimension poétique de ce travail.

Peu de personnes avaient entendue parlé du travail de création et de guérison collective, c’était un des sujets principaux dans les échanges. Je ressens un fort désir de continuer à partager et à transmettre ce travail, pour permettre aux êtres d’approfondir et agrandir en ouverture, en créativité et en conscience.

La ville du 21ème siècle

Synthèse de l’atelier «La ville du 21ème siècle»

L’atelier a pris la forme d’une table ronde. Chacun a pu exprimer sa propre réponse à la question : « la ville demain, c’est quoi pour vous ? ». La séance a duré 2 heures environ. Nous étions une vingtaine au début, une cinquantaine à la fin. Chaque nouvel arrivant étant écouté, il n’y a pas eu de temps pour un réel débat.
Les idées émises font apparaître cinq « souhaits » ou « attentes » majeurs, apparemment assez largement partagés. Derrière ces cinq souhaits cependant, émergent des tendances différentes quant à la manière d’y parvenir.
 
« La ville, un espace convivial, un lieu où l’on se parle » est le souhait le plus fréquemment évoqué. Mais plusieurs tendances émergent sur la manière d’atteindre cette convivialité :
 
Est-ce une question de taille ?
-          Il y a plus d’égoïsme à la ville qu’à la campagne.
-          La ville, c’est la pollution, des odeurs désagréables.
-          Il faut rechercher des villes plus petites à taille humaine : déserter les grandes villes.
-          Quelles transitions entre quartiers et villes ?
 
Est-ce une question d’aménagement ou d’organisation des espaces de proximité ?
-          La ville c’est un lien social. A travers le commerce de proximité par exemple.
-          Favoriser les lieux de rencontre comme les cafés.
-          A Auroville (ville expérimentale en Inde), il y a des cuisines communautaires pour se rencontrer : mutualiser les services, ou même créer des lieux de travail communautaires ?
-          Les transports en commun : des lieux de rencontre.
-          Permettre à la fois la rencontre et l’isolement, l’intimité.
-          Le modèle ville/nature est déstructuré. Il faut le ré inventer et expérimenter.
-          Ici à Lyon, on part sur de bonnes bases. Les espaces publics sont agréables.
-          Des initiatives intéressantes qui facilitent le lien social : vélo, partage de voitures… A condition de partager les vélos, pas la publicité ! Et de créer plus de pistes cyclables.
 
D’art et de culture ?
-          Les arts facilitent la communication interculturelle. La ville peut devenir un lieu de co-développement culturel.
 
Ou bien est-ce une question d’animation, d’éducation ?
-          Il peut y avoir du lien dans les quartiers, même en ville : l’animation autour des enfants par exemple.
-          En Suisse parfois, des concerts sont organisés chez les particuliers.
-          Et l’intergénérationnel ?
-          Quelles règles de vie commune ?
-          Penser aux conséquences de nos actes : une clé de la convivialité
-          Education : pour apprendre à vivre ensemble ?
-          Parler aux agents de la propreté, c’est aussi ça la convivialité

 

 
« La ville, un espace sécurisant » apparaît en deuxième point, très en lien avec le précédent : « Ce qui empêche souvent l’échange et le dialogue, c’est la peur de l’autre ».
Une tension s’exprime cependant assez vivement sur ce qui permettrait de développer le sentiment de sécurité :
 
D’un côté, plus de surveillance, notamment par le biais de la vidéo :
-          Comment éviter la violence urbaine ?
-          La vidéo surveillance semble parfois donner de bons résultats.
-          Elle a permis d’arrêter récemment des terroristes en Angleterre.
 
De l’autre, le développement de la responsabilité individuelle et collective :
-          Des caméras partout, c’est épouvantable !
-          Aujourd’hui nous sommes dans la mono-spatialité et la mono-fonctionnalité. Il faudrait plus de liberté, moins de contrôle.
-          Les espaces trop artificialisés, trop réglementés, ne sont-ils pas générateurs de conflits ?
-          Quelle place pour le non humain, où la nature n’est pas domestiquée ? Faut-il des espaces anarchiques ?
-          Des espaces à « s’approprier ensemble » sans doute, mais plutôt « naturels » qu’ « anarchiques » !
-          Comment assurer la coresponsabilité de l’espace public ? Devenir éboueur une semaine ?
 
Et enfin, une approche un peu différente du concept de sécurité :
-          La ville, c’est un bien commun, un lieu où on recherche la sécurité, face à un monde complexe.
-          L’identité territoriale : sécurité face à la mondialisation ?
-          Retrouver sa propre ville, son propre choix, c’est retrouver sa propre vie.
 
 
« Limiter les déplacements domicile-travail » est un enjeu fort pour tous, vu sous l’angle social plutôt que sous l’angle de l’aménagement ou de l’environnement : « Aujourd’hui nous vivons dans deux mondes qui s’ignorent : le boulot, et la vie sociale ».
Cet enjeu partagé fait ici émerger deux visions prospectives très différentes de notre rapport au travail et de nos modes de vie, à l’échelle internationale.
 
Première vision : la « nomadisation ». C’est le lieu de travail qui devient fixe, non plus le lieu d’habitation. La mobilité résidentielle est facilitée voire généralisée.
-          De plus en plus de gens se déplacent de ville en ville, et de pays en pays, au gré de leur travail. Quel est le temps de « passage » réel dans une ville ?
-          Que faire pour ces gens « de passage » (de plus en plus nombreux) ?
-          La ville de demain : un lieu de rencontre entre personnes nomades ?
-          On peut développer des lieux d’accueil, de rencontre. Les chambres d’hôtes par exemple ?
-          Faut-il envisager une ville 24/24 ? A quel coût ?
 
Deuxième vision : la « sédentarisation ». Le télétravail se développe et facilite le maintient des populations dans des espaces ruraux ou semi-ruraux.
Un participant vietnamien explique : « Au Vietnam, j’essaye d’expliquer que le développement du télétravail permet d’éviter l’exode rural. La ville c’est l’isolement, c’est plus difficile à vivre quand on a peu de moyens. Le village, c’est une communauté solidaire, c’est la sécurité sociale ».
Réaction d’un autre participant : « Le télétravail c’est horrible ! Le travail est un lieu fixe de socialisation ».

 

 
« Une ville qui préserve son environnement » est évoquée plus rarement.
-          Rechercher l’autonomie énergétique
-          Quel traitement des déchets ?
-          Maintenir une agriculture périurbaine pour nourrir la population
 
 
Malgré l’approche de l’atelier qui invitait à « rêver » la ville de main, quelques angoisses ne peuvent être retenues :
-          Où loger les 3 millions d’êtres humains à venir ?
-          Est-ce qu’on a le temps de réfléchir ?
 
 
 
Au fil des échanges, il apparaît assez clairement que nos « représentations mentales » de la ville sont différentes, souvent négatives.
La nécessité de « penser la ville autrement et ensemble pour en faire un bien commun » revient souvent.
-          La ville est perturbatrice, mais c’est aussi un facteur de croissance
-          Nous sommes en pleine crise esthétique et symbolique.
-          Il faut se connecter à soi pour s’adapter à la ville, et l’adapter à ce que l’on cherche (ex. d’Auroville). La ville est l’espace physique du vécu intérieur.
-          La vraie question c’est : qu’est-ce qu’on demande à la ville ?
-          RELIER = travailler tous ensemble. La ville comme projet commun.
-          Construire la ville de demain : un travail à réaliser en commun.
-          Il faut plus de spontanéité, plus de co-construction
 
 
 
Et pour terminer, quelques conseils aux professionnels de l’urbanisme :
-          Votre titre est à revoir, plutôt « les villes » du 21ème siècle. Il n’y aura jamais un seul modèle.
-          Un fil rouge pour penser la ville : l’écologie. Comment réduire les impacts environnementaux ?
-          Une trame : la vie sociale.
-          Plus d’ingénierie de la participation, moins d’ingénierie d’aménagement !
 
 
 
 
Le mot de la fin :
 
« Mon rêve pour la ville de demain : une ville où l’on voit le ciel, une ville qui fait fleurir l’enthousiasme ! ».

Mme_Begum Grameen_Bank

Mme Begum, de la Grameen Bank, invitée des Dialogues en humanité à Lyon

On aurait tort de voir dans les Dialogues en humanité, organisés au parc de la Tête d’ or (voir article dans LYonenFrance), de simples rencontres intellectuelles, un brin fumeuses.

L’ une des invitées vedettes, cette année, était Nurjahan Begum, la directrice générale de la Grameen Bank, dite aussi "banque des pauvres", qui a révolutionné l’ accès au crédit dans les pays du tiers-monde. La Grameen est maintenant considérée comme un modèle, y compris dans les pays les plus riches de la planète, comme la France, où se développe par exemple l’ADIE. L’initiative a obtenu le prix Nobel de la paix en 2006.

 

Un prêt de 27 dollars à un groupe de 42 femmes
Fondé par un économiste indien, Muhammad Yunus en 1976, le programme Grameen a débuté par un prêt de 27 dollars de cet homme à un groupe de quarante-deux femmes d’un petit village du Bangladesh, pour développer une "microactivité". Véritable succès, la banque travaille aujourd’hui dans plus de 50 000 villages. Sa spécificité est d’être détenue par les emprunteurs pauvres eux-mêmes (à 94 %), dont 97 % sont des femmes.

99 % des sommes prêtées sont remboursées
Depuis sa création, la banque a déboursé 4,69 milliards de dollars de prêts et affiche des taux de remboursement de près de 99 %. Depuis dix ans, la Grameen Bank s’est lancée dans d’autres ambitieux projets, tous basés sur un souci de résoudre un problème social de manière durable, sans sacrifier la viabilité économique. Pour la Grameen Bank, les solutions viendront des nouveaux "entrepreneurs sociaux ou environnementaux". Elle est en effet persuadée que les entreprises à but social sont le meilleur remède contre la pauvreté et seront mieux armées dans le futur que les entreprises traditionnelles.

Un projet avec Veolia pour réduire la contamination (naturelle) des eaux
C’est dans ce contexte que la Grameen Bank s’est rapprochée de Véolia, avec l’objectif d’appliquer à l’approvisionnement en eau potable les principes du "social business". En effet, au Bangladesh, la presque totalité des nappes phréatiques du pays se trouvent de façon naturelle contaminées par l’Arsenic et dans des proportions souvent dangereuses pour la santé.


Nurjaham Begum, directrice générale de la Grameen Bank

L’occasion est donc donnée à Veolia Eau de mettre en œuvre des solutions efficaces pour acheminer une eau de qualité aux populations rurales à très faibles revenus. De ce partenariat, naîtra une société enregistrée au Bangladesh sous la raison sociale Grameen-Veolia Water Ltd. Elle sera détenue à parité par Grameen Healthcare (filiale de Grameen pour l’hygiène et la santé) et Veolia Water AMI (filiale de Veolia Eau pour l’Afrique, le Moyen-Orient et le sous-continent indien). Elle assurera la construction et l’exploitation de plusieurs usines de production et de traitement des eaux de surface dans certains villages déshérités du centre et du sud Bangladesh. Au total, 100 000 habitants de 5 villages environ seront desservis moyennant un investissement total estimé à 500 000 euros.

Un projet solidaire sans pertes ni dividendes
Le projet, s’il réussit sera, selon Eric Lesueur, directeur des projets chez Veolia, appelé à s’étendre sur d’autres communes du pays. En effet, en application des préceptes du social business "pas de pertes, pas de dividendes", cet investissement sera remboursé par les factures d’eau réglées par les habitants, ce qui permettra ensuite de lancer des projets analogues ailleurs. Les équipements seront réalisés localement sur la base du savoir-faire transféré par Veolia Eau. Le vaste réseau de la Grameen Bank sera mis à profit pour le recouvrement des factures d’eau par des mécanismes adaptés. Une dizaine d’emplois seront créés dans chaque village concerné.

Une eau spécifiquement destinée à l’alimentation
La première unité en projet permettra d’alimenter 20 à 25 000 habitants de Goalmari (village à 100 km à l’est de Dhaka) en eau potable répondant aux besoins alimentaires (boisson, cuisson des aliments), conformément aux normes de l’OMS. Après une étude fine des besoins des usagers, un réseau de distribution spécifique sera installé. Il comprendra notamment des bornes-fontaines, des réservoirs de stockage et des branchements groupés.
Invitée aux Dialogues en humanité durant trois jours à Lyon pour s’interroger sur la question humaine avec d’autres citoyens du monde, "Mme Begum a rencontré écrivains, philosophes, artistes, chefs d’entreprises, témoins de vie… et partagé avec eux une expérience unique au monde, dans une ambiance décontractée et conviviale".

Gilles Roman

Propositions 2008

Comité d’orientation du 06 décembre 2007

Le comité d’orientation du 6 décembre 2007 a mis en lumière trois grands axes de réflexion.

  1. La nécessité de renouveler notre imaginaire par une ouverture de notre réflexion à d’autres cercles de pensée. L’enjeu : sortir de l’unanimisme et susciter du « désaccord fécond ».
  2. Le souhait de recenser le plus grand nombre d’initiatives montrant qu’il est possible, là où l’on est, de « Sortir du mur » et de proposer des scénarios qui humanisent notre monde.
  3. L’envie de trouver une forme adaptée des Dialogues en humanité permettant une co-construction du débat, un travail de coopération entre « grands témoins » et citoyens ordinaires.

Ordre du Jour

Quelles thématiques pour les Dialogues en humanité 2008 ? Sous quelles formes ? Comment consolider la démarche ? Réactions au texte de Patrick Viveret : «Sortir du mur». Suggestions.

Thèmes 2008 :

la crise financière et la crise écologique, dans leur démesure, sont capable d'engendrer une gigantesque crise civilisationnelle.

Quelles sont les conditions face à un tel risque, pour que l'humanité relève ce défi et rende possible un saut qualitatif ?

Comment mobiliser nos capacités de régulation, d'anticipation et de coopération ?

Redécouvrons des systèmes d'échanges plus solidaires, faisons le choix d'un nouvel art de vivre vers une "sobriété heureuse", identifions nos points d'accord et construisons nos désaccords pour faire de nos différences un atout.

Le printemps de toutes les richesses ou printemps des créatifs culturels comme de nombreuses initiatives à travers le monde, à Fez, Bengalore, Pondichéry, Berlin, Ouagadougou, Sao Paulo, ... rendent possible une mise en réseau.

Introduction de Patrick Viveret

Les prochains Dialogues en humanité doivent être placés dans la perspective de la venue à Lyon du Dalaï Lama en 2010 et de la sagesse qui en sera le thème (« Où sont les sages d’aujourd’hui ? »). Ce rendez-vous nous invite d’ores et déjà à nous ouvrir à d’autres influences, d’autres traditions que les nôtres, sans pour autant perdre notre substance. Comment entrer dans cette dynamique ?

Pour faire bouger la question humaine, il ne s’agit plus seulement d’alerter nos concitoyens sur la gravité des enjeux mais aussi de les persuader qu’il existe des solutions pour écarter les dangers qui nous menacent (d’où les texte «Sortir du mur»). Sinon, face à la triple crise que nous vivons – écologique, financière et de civilisation - le déni et le désespoir guettent.

Entrer dans cette démarche d’espérance suppose de sortir de l’opposition entre ceux qui donnent le primat à la transformation des structures politiques et collectives et ceux qui mettent l’accent sur la transformation personnelle, la quête de la sagesse. Fuyons les logiques binaires qui ont fait le malheur de l’humanité (capitalisme vs communisme…).
On ne traitera des problèmes de notre temps que si l’on conjugue lucidement le principe d’espérance et le principe de responsabilité.

Un peu partout dans le monde des personnes et des groupes expérimentent déjà d’autres façons de vivre. Ils représentent cette espérance. Pour la faire grandir, il s’agit de tisser un réseau de liens vivants entre ces pionniers, qui se vivent souvent comme minoritaires. (C’est par exemple ce qui se passe avec les personnes qui travaillent sur les agendas 21.) Les DH sont une occasion de repérer ces acteurs, de leur donner la parole et de les faire coopérer.

 D’autres propositions dans la mouvance des Dialogues en humanité

  • Avril-mai 2009 à Lille : colloque sur le thème « Quel dialogue possible entre les porteurs de sagesse et les scientifiques ?», à l’initiative du vice-recteur de l’université des sciences et technologies de Lille, avec la participation de Cacavera Jacupe, Indien Vaharani,
  • Proposition par des indiens Kogis de construire une maison du dialogue lors d’une prochaine édition des Dialogues en Hhumanité à Lyon.
  • Témoignages de femmes de différentes régions de France à l’initiative de Paroles de femmes à l’humanité (PFH), créée par Fazette Bordage, Hélène Combe et Nadine Houtin.
  • Essaimage des Dialogues en humanité hors de Lyon pour créer une dynamique dans d’autres villes européennes.
  • Proposition d’organiser un World Café à Lyon pour déclencher une dynamique de réflexion collective.
  • Proposition d’un yoga village à l’initiative de l’association Art de vivre/art of living

Comment faire passer le message au plus grand nombre ?

Selon Karim Mahmoud Vintam, les jeunes générations vivent dans une société où prédomine la logique du moindre mal, une société dans laquelle on a évacué l’idée même de choix moral et d’utopie. Résultat : deux moyens privilégiés pour être reconnu comme sujet aujourd’hui sont l’argent et la violence. Comment donner d’autres horizons aux jeunes ?

Il faut réhabiliter l’idée de radicalité, propose pour sa part Geneviève Guicheney. Invitons les bloggers et les animateurs de réseaux qui ont créé leur espace d’expression.

Faisant écho au constat de Karim, Séverine Millet parle de sentiments de culpabilité et d’impuissance. Face à l’immensité de la tâche, elle propose de commencer par ce qui est accessible : soi. Inutile d’espérer changer le monde si nous ne commençons pas par nous-même. C’est un processus de conversion auquel nous sommes appelés.

Michel Mousel pointe le risque de l’entre-soi : « Il ne suffit pas de tisser des liens entre « nous » (acteurs sensibilisés) mais entre tous. » Il s’agit de co-construire le débat avec ceux qui ne partagent pas forcément notre point de vue (dynamique des désaccords féconds). Qu’attendons-nous de ceux qui viennent au DH ?

Problématique reprise par Célina Whitaker, qui propose de « construire de nouveaux imaginaires » par un dialogue constructif entre « grands témoins » et citoyens ordinaires. On sortirait alors d’une position d’unanimité pour avancer entre personnes qui partagent les mêmes valeurs mais qui les pensent et les mettent en pratique différemment. A cet égard, Daniela Schwendener souligne l’importance des ateliers qui permettent cette co-construction.

Quelques suggestions pour enrichir les Dialogues en humanité

Partant de l’expérience du « Paradoxe de l’Erika », Philippe Piau évoque la fécondité des débats qui ont suivi la pièce. Karim Mahmoud Vintam suggère d’organiser des évènements simultanés de trois jours, étapes d’un parcours commun, pour créer des lieux d’échanges avec des formes différentes.

Geneviève Ancel insiste sur les initiatives d’essaimage des Dialogues qui peuvent se développer dans de nombreux lieux (Inde, Maroc, Brésil, Ouagadougou…) et informe que lors de sa visite à Berlin dans le cadre du sommet franco-allemand suite à l’initiative de Christel Hartmann-Fritsch, le Maire de Berlin est prêt à accueillir des Dialogues en humanité en 2009.

Pierre Goirand témoigne de l’expérience des World Cafés, moyen simple de déclencher des réflexions citoyennes. Il met cet outil à disposition des Dialogues en humanité.

Pour faire en sorte que les débats ne ressemblent pas à des conférences, Marie-Neige Blanc recommande de porter plus d’attention à la disposition des gens (en cercles concentriques, non hiérarchisés) ainsi qu’à l’instauration d’un temps de dialogue en petits groupes

Conclusion

Patrick Viveret propose de structurer les prochains Dialogues en humanité avec ces trois thèmes

Renouveler notre imaginaire

  • Partir du texte « Sortons du mur »
  • Conjuguer le principe d’espérance et le principe de responsabilité
  • Confronter nos utopies pour susciter des désaccords féconds

Repérer les potentialités créatrices

  • Recenser les réseaux, initiatives personnelles et collectives
  • Les faire communiquer

Construire une politique de l'humanité

  • Réhabiliter l’utopie d’un « humanisme radical »
  • Faire de l’art de vivre un enjeu politique.
 

Liste des présents

Philippe Chaussende : bénévole d’Art de Vivre’’ – Yoga Village- Projet socio-humanitaire
Henryane de Chaponnay : CEDAL
Pierre Goirand : European World Café : investir la ville sur les différents dialogues culturels (ex. en Juin 2007 à Bilbao)
Benoît de la Fonchais : conseil éditorial
Marie-Neige Blanc : bénévole aux Dialogues en humanité
Maeva Lazare : étudiante bénévole aux Dialogues en humanité
Jean Pierre Le Danff : Fondation Nicolas Hulot- Initiative sur les dimensions écologiques et sociologiques de la crise économique sur le modèle ‘’Eco-psychologie’’ dans le monde anglo-saxon
Séverine Millet : association Nature Humaine – Créée par les personnes de l’écologie humanitaire- Co-fondateur de l’Alliance pour la Planète- Etudie les freins/moteurs à l’action
Philippe Piau : metteur en scène du ‘’Paradoxe de l’Erika’’ collectif richesse
Pierre Roba : compagnie la Tribouille. Diffusion du rapport ‘’Reconsidérer la richesse ‘’ auprès des publics non avertis. Jouent dans les quartiers.
Michel Mousel : ‘’compagnon historique’’ de Dialogues en Humanité. Pdt fondateur de l’Association 4D
Geneviève Guicheney : dirige le projet développement durable de France TV- Membre de 4D
Geneviève Ancel : coordinatrice des Dialogues en Humanité et chargée du développement durable au cabinet du Président du Grand Lyon
Georges Didier et Caroline Chabot Revue REEL
Nadine Outin Organisation des Droits des Enfants
Schwendener Daniela médiatrice
Celina Whitaker projet SOL et Collectif Richesse
Karim Mamoud-Vintam
Hélène Combe Observatoire de la décision Publique Nantes
Fazette Bordage Mains d’œuvres
Céline Braillon présidente de l’ADELS
Roland Lilin

Comité d'orientation du 13 mars 2008

 Ordre du jour

Geneviève Ancel propose un tour de table pour clarifier d’éventuelles mésententes ou « désaccords féconds » sur le background général des Dialogues. Elle rappelle que l’esprit général consiste à aborder les éléments critiques de la question humaine, mais toujours sur le volet positif, dans une démarche constructive et en recherchant les leviers d’action possibles.

Elle évoque les « personnalités d’appels » dont les noms ont été associés à chacun des 3 thèmes, tout en signalant qu’il n’y a pas d’experts en humanité. L’objectif est précisément que se rencontrent des sages de toutes les traditions spirituelles du monde, mais également des sages de nos quartiers, des artistes, des chefs d’entreprises engagés, des scientifiques qui réfléchissent aux enjeux mondiaux actuels, etc.

 L'impact réel des Dialogues et leur capitalisation

Myriam Carbonare se demande s’il s’agit simplement de délivrer des témoignages vivants suscitant l’échange, ou si les Dialogues ont également vocation à aboutir sur des propositions d’initiatives concrètes.

Selon Jean Clément, il ne faut pas opposer témoignages et prises d’initiatives, car les uns accouchent des autres de manière informelle.

Geneviève Ancel rappelle en ce sens l’importance des temps de rencontre à l’intérieur de chaque journée (le temps du repas, par exemple), au cours desquels se tissent des liens entre les personnes. A ce titre, l’institution a davantage pour rôle d’accompagner la naissance des projets émergents que de les organiser elle-même. Le rôle du politique est d’ouvrir des espaces de dialogue constructif. Revenant sur l’interrogation de Myriam Carbonare, elle insiste également sur la nécessité d’incarner nos valeurs, notamment par la mise en résonnance des agoras (temps du discours partagé) avec les ateliers du sensible.

Marie-Neige Blanc se demande s’il ne faudrait pas instituer un temps de délibération finale, de retour sur expérience, de débat conclusif au cours duquel chaque participant s’exprimerait sur le mode : « Au terme de ces 3 jours, voilà ce que j’en retiens pour l’avenir ». Il importe, explique-t-elle, de dépasser le stade des velléités, de ne pas en rester à l’état de projet permanent. Pour aller plus loin dans la capitalisation et la pérennisation des Dialogues, il pourrait ainsi être intéressant de formuler un communiqué conclusif qui pourrait ensuite circuler dans nos réseaux et au-delà.

Sur ce point, Geneviève Ancel considère que les Dialogues ont vocation à « donner à penser » à chacun (et notamment aux décideurs politiques présents sur place), plutôt qu’à formuler de grandes déclarations, souvent consensuelles et vaines. L’essaimage spontané vaut mieux qu’une déclaration solennelle et contraignante. On peut s’inspirer en ce sens de la démarche de Chico Whitaker lors du Forum Mondial de la Justice Sociale (Porto Allegre).

Henri Jacot la rejoint sur ce point : la richesse des Dialogues est de faire exister la rencontre en petite assemblée dans un but non partisan. Quant au retour sur expérience, il s’effectue déjà spontanément, de manière informelle : chacun communique sur ses projets d’avenir, qui entrent en résonnance avec ce que font les autres et mettent en perspective ce qui se fait ici.

Geneviève Ancel évoque la forme libre que doivent continuer de prendre des interventions spontanées dans l’espace « sans murs » du Parc de la Tête d’Or (d’où l’importance d’une organisation stable qui permette une spontanéité constructive). Elle rappelle également l’importance du « temps des coopérations» au sein de chaque journée des Dialogues (18h-19h30). Toutefois, il serait intéressant de réfléchir à la valorisation des retours sur expériences, écrits notamment, que transmettent chaque année les participants.

L'écueil des catégories

Est également abordé le risque d’un découpage générationnel par la mise en place d’ateliers consacrés par exemple aux nouveau-nés (Catherine Dolto souhaite réunir l’ensemble des personnels soignants de la naissance) ou aux femmes (Parcours de Femmes en Humanité). Il est important que le thème abordé ne conditionne pas un public cloisonné ou discriminé. D’où l’enjeu de la présentation.

Henri Jacot évoque à ce titre l’expérience positive de 2006 où le débat sur les femmes avait mobilisé un public aussi bien masculin que féminin.

 Le thème de l'argent

Selon Marc Favier, il est impératif que les Dialogues évoquent la question de l’argent, notamment en rapport avec la hausse du prix du pétrole et l’opportunité qu’y trouvent les spéculateurs d’amplifier la crise, de telle sorte que la crise financière en arrive à « doubler » la crise écologique. Geneviève Ancel propose d’inviter des traders ou des étudiants en commerce. Pascale Simard suggère de faire intervenir le Casino sur la question de la valeur « non fonctionnelle » de l’argent joué. Ces 2 propositions reste à creuser. Par qui ?

Myriam Carbonare coordonnera un atelier sur les expériences locales de consommation responsable (AMAP, Jardins de Cocagne, Finance solidaire, etc.). Par ailleurs, elle témoignera elle-même dans un parcours de femme sur le micro-crédit, l’équité, la dignité, et la perception de la pauvreté. Elle propose également une exposition photo de l’Ecidec sur les bénéficiaires du micro-crédit, intitulée « La dignité au quotidien ». Pourrait-on inviter le photographe à témoigner, ou une femme du Bénin bénéficiaire d’un micro-crédit ? (rencontre envisagée avec traders ou patron du Casino : que signifie l’argent « pour jouer » par rapport à l’argent « pour survivre » ?).

Sur la question de l’argent, Geneviève Ancel évoque par ailleurs le budget modeste des Dialogues (ce qui est partiellement volontaire : pour que les Dialogues restent transposables, il importe de trouver des systèmes d’échanges démonnétarisés).

La dimension festive et artistique des Dialogues

Sur le caractère « festif » des Dialogues, Jean Clément explique que la fête ne passe pas forcément par le divertissement, la mise en scène et le spectacle. Le simple fait de s’asseoir sur un banc à l’improviste et de rencontrer des « sages » de toute origine est déjà festif (comme ce fut le cas, par exemple, pour Stéphane Hessel, Marek Holtes ou Albert Jacquard).

Cependant, les arts, et tout particulièrement la musique, représentent une forme de langage alternatif qui permet de dire ce que les mots taisent, et donne à ceux qui ne maîtrise pas le langage discursif l’occasion de s’exprimer sur la question humaine, comme le rappelle Marc Favier qui propose d’inviter Marc Vella, déjà présent à Lyon au moins de Juin pour « Tout le monde dehors ».

Un atelier s’inscrira également dans la lignée de l’intervention musicale au service des grands brûlés de l’hôpital St Joseph, programmée par Anne-France Boissenin, et au cours de laquelle, par le jeu magique du son, tous les soignants se sont réunis autour d’enfants émerveillés. Dans cet atelier, une représentation de musiciens « pédagogues », capable de transmettre, en plus de l’émotion musicale, le sens de leur démarche bénévole, pourra accompagner le témoignage des médecins. Cet atelier pourrait être confié à Emmanuelle Réville de l’association Papagueno (association de musiciens classiques se produisant bénévolement en milieu carcéral et hospitalier). > à mettre en contact avec Bernard Boltze, Eric Jayat et Isabelle Bretodeau pour le milieu carcéral, Mohammed Attia pour le milieu hospitalier, et Bouchard, responsable des Musiques Actuelles à la Ville de Lyon.

Liste des présents

Ancel, Geneviève Grand Lyon, Conseillère technique Développement durable
Ayrault, Stéphane Professeur à la fondation The Art of Living, Responsable des programmes Ethics in Business au sein de l’Association Internationale pour les Valeurs Humaines
Billard, Arnaud Grand Lyon, Assistant coordination pour les Dialogues en Humanité
Blanc, Marie-Neige Bénévole pour les Dialogues, Candidate sur la liste PS des municipales de Villeurbanne
Boissenin, Anne-France Auditorium Orchestre National de Lyon, Dir. de la communication et du mécénat
Bourquin, Brigitte EDF
Braun, Sophie Grand Lyon, Responsable logistique pour les Dialogues en Humanité
Bret, Emilie Région Rhône-Alpes, Directrice Prospective et Evaluation de la Citoyenneté
Buhot, Mathilde Ville de Lyon, Etudiante en Economie sociale et solidaire
Carbonare, Myriam Ville de Lyon, Mission Economie sociale et solidaire ; Association ECIDEC (micro-crédit au Bénin)
Chabot, Caroline Journal Réel
Clément, Jean Economie et Humanisme ; ex-chef d’entreprise
Favier, Marc (remplaçant de Jacky Blanc) la NEF (Finance solidaire)
Jacot, Henri Professeur de droit du travail ; Conseiller régional Rhône-Alpes
Massieye, Fanny Grand Lyon, Chargée de communication pour les Dialogues en Humanité
Simard, Pascale Agence d’urbanisme ; Master pro Sociologie des organisations (réalise une étude sociologique sur l’organisation des Dialogues en Humanité)
Zekri, Nadia Association CAPSAA (handisport)
Ancel, Jean-Jacques Webmaster du site des Dialogues en Humanité

shiatsu d'etmouvance

D'abord un grand bravo pour l'organisation de ces trois jours, qui furent un succès entier. Félicite pour nous tous les acteurs qui ont travaillé d'arrache-pied pour qu'au final, tout paraisse si facile.

Grâce à la complicité de la météo, le dimanche nous a vu rassemblés plus serrés, et donc amenés à être plus proches, à ressentir plus pleinement le groupe comme un tout.

Merci pour ces très beaux moments d'humanisme.

Toutes les praticiens d'Etmouvance ont retiré de grandes joies de notre atelier.
Joie de pouvoir donner à beaucoup de participants (nous avons donné 60 shiatsu de 30 minutes),
joie aussi d'échanger avec certains d'entre eux sur leurs projets et leurs motivations.

L'année prochaine, si tu nous invites de nouveau, nous tâcherons de nous organiser de façon à pouvoir faire le tour, nous aussi, des différents ateliers. Nous voudrions aussi permettre aux animateurs des autres ateliers de trouver un peu de détente dans un shiastu à des horaires qui leur conviennent.
Nous souhaiterions pouvoir participer aux forums, de façon à témoigner sur le shiatsu solidaire, son esprit, sa pratique, ses premiers retours d'expérience . Nous aurions aussi à apprendre des réalisations des autres mouvements engagés comme nous vers une humanité plus paisible et plus coopérative.

Ces deux jours donnent une autre couleur à l'avenir et prouvent qu'il existe des forces qui ne résignent pas à la violence et à l'exclusion mais qui ouvrent au contraire le chemin d'une "humanité durable".

Au nom de tous les praticiens d'Etmouvance, je t'envoie ce témoignage d'amitié et t'assure que nous sommes prêts à renouveler cette magnifique expérience.

Laurent Chaigneau etmouvance@yahoo.fr

kogis-construction

Nuhé, chaumière indienne au cœur de la Tête d'Or

Construction d'une maison du dialogue, ou "Nuhé", à la manière des indiens Kogis (Colombie). Eric Julien (association Tchendukua). Collaboration potentielle : l'association Oïkos, la FRAPNA, les Compagnons, l'Amicale du Nid, l'association Unis-cité, COSI, les Scouts et guides de France

Montée de la nuée
envoyé par chris78830

 S'il y a bien une chose à laquelle Eric Julien tient comme à la prunelle de ses yeux, c'est bien à la survie des indiens Kogis. Il y a quelques années, cette tribu vieille de 3000 ans sauve le géographe français d'un œdème pulmonaire lors d'un voyage en Colombie. Depuis, il œuvre pour sa sauvegarde en achetant pour ses membres des hectares de terre avec son association, Tchendukua. Pour sensibiliser les promeneurs au sort réservé à ces indiens de Colombie, il dirige jusqu'à ce mercredi au parc de la Tête d'Or les travaux d'une réplique de la Nuhé, lieu symbolique de la vie des Kogis.

Les Kogis entretiennent un rapport quasi-filial à la terre et se soignent par les plantes. Leur philosophie est simple : « chercher à dominer l'autre, c'est se détruire sois-même », explique Geneviève Ancel, conseillère technique pour le développement durable au Grand Lyon.

Traditionnellement, la tribu réunit ses membres dans la Nuhé pour discuter des problèmes du groupe. D'ordinaire sans chef, elle choisit à cette occasion le membre le plus compétent pour mener le débat. « Cette façon de procéder ne peut que nous interpeller sur notre manière de gérer les conflits », analyse Geneviève Ancel. Comme au sein des Kogis, la construction de la Nuhé du parc de la tête d'Or a permis à quelques bénévoles d'ouvrir un dialogue sur le chantier.

ERIC JULIEN ET MURIEL FIFILS
Les Indiens kogis
La mémoire des possibles

Mon rêve serait que les non-Indiens, les “civilisés”, comme ils s’appellent eux-mêmes, arrivent à comprendre un peu les Indiens. Cela nécessitera beaucoup de dialogues, je ne sais pas quand cela arrivera, mais je pense, qu’un
jour, le non-Indien devra commencer à penser la nature, en fait, à se penser lui, à ce qu’il est. Les “Indiens” peuvent encore nous enseigner cette “réalite”, ils n’ont pas oublié qu’ils font partie de la nature, que c’est une partie de nous, qu’il est possible de vivre en harmonie avec elle. Si on apprend à connaître un peu la nature, à la respecter, on peut apprendre à se respecter soi-même, pour cela il faut être patient et respecter le temps...

Gentil Cruz-Patiào, 1951-2005

Dans l’esprit de ce “message” laissé par Gentil Cruz-Patiào, Colombien métis qui a passé plus de vingt ans de sa vie auprès des Indiens kogis, en Colombie, ce livre nourri de textes, interviews et photos, est une “mise en dialogue” de notre modernité, via certains de ses experts, philosophes, biologistes, médecins, ethnologues, consultants, psychothérapeutes, et trois “mamus”, représentants “spirituels” de la société des Indiens kogis.
Dialogues entre deux regards mais aussi et surtout deux “praxis” du monde, deux manières d’y vivre, de s’y relier, d’être et d’agir. Un dialogue non plus pour opposer ou comparer, mais pour, enfin, s’enrichir de l’autre et de son expérience. Où l’on peut découvrir que loin d’être de simples témoins de ce que nous ne sommes plus, les peuples “racines”, dont font partie les Kogis, sont sans doute porteurs de solutions originales à même de nous aider à faire face aux grands enjeux de notre temps. Ce dialogue est mené en compagnie de plusieurs spécialistes venus d’horizons très divers.
Ce livre n’a pas strictement pour objet les Indiens kogis, en particulier leurs pensées ou leur mode de vie, mais plus la frontière qui sépare deux mondes : celui d’une tradition millénaire, basée sur une relation intime au vivant; celui de notre modernité toujours plus rapide, efficace et englobante. C’est l’occasion de découvrir qu’il existe des sociétés sans pauvres, où la solidarité est une réalité quotidienne et partagée, dont la finalité est de maintenir l’équilibre : équilibre de soi avec soi, de soi avec les autres et de soi avec le monde. Des sociétés qui luttent “pied à pied”, pour ne pas perdre leur mémoire. Celle-ci, disent-ils, est comme les yeux faits pour voir : si elle se perd, tout devient obscur.

Sauvé d’un oedème pulmonaire par les Indiens kogis, Eric Julien a vécu plusieurs années auprès des derniers héritiers des sociétés précolombiennes du continent sud-américain. Président de l’Association française “Tchendukua. Ici et Ailleurs”, il a rencontré Gentil Cruz en 1992. Ensemble, ils ont travaillé pendant plus de dix ans au service de cette communauté, afin de les aider à retrouver leurs terres ancestrales. Aujourd’hui, près de 1500 ha de terres qui ont été rachetés et restitués aux membres de la communauté kogi. Sur ces terres, plus de 300 personnes se sont réinstallées, faisant revivre leur culture. Il est l'auteur de deux ouvrages : Le Chemin des neuf mondes (Albin Michel, 2001) et Kogis, le réveil d'une société précolombienne (Albin Michel, 2004).

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kogis-construction Nouer-des-liens

Nouer des liens physiques et sociaux

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Suite construction

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Fabrication du toit

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